lundi 11 novembre 2019

Lettre de démission d'un conseiller municipal


Lettre ouverte au maire et aux conseillers municipaux

Scy Chazelles, le 8 novembre 2019



         Adieu, j’ai décidé de démissionner du conseil municipal. Pourquoi ? Parce que je suis las de me battre contre des moulins, de parler à des murs, et surtout parce que vous m’avez refusé, lors de la réunion du 5 novembre, la possibilité de m’exprimer dans le bulletin municipal. J’avais pourtant de l’estime pour la plupart d’entre vous, car,  nonobstant de profondes divergences sur la gestion de la commune, j’ai toujours considéré que votre équipe avait souvent eu à cœur de porter attention aux personnes et de prendre en charge les domaines d’intervention de la commune. C’est ce que j’aurais dit, entre autres, à nos concitoyens. Mais me refuser de présenter mon point de vue dans un bulletin municipal (financé par les deniers des citoyens) en fin de mandat, alors que c’est tout à fait conforme aux règles relatives à la période pré-électorale, c’est légal, mais digne des régimes totalitaires. Tout le monde le sait, « la raison du plus fort est toujours la meilleure ».

Je ne reviendrai pas sur nos « divergences », vous savez déjà ce que je pense de la gestion des deniers publics, de l’incapacité à réduire les dépenses de fonctionnement (et mieux d’en créer de nouvelles !), de l’engagement d’opérations notoirement inutiles ou dispendieuses au regard de leur intérêt et nécessitant le recours à d’importants emprunts. Acheter, aménager, et chauffer une grande bâtisse n’ayant que de petites pièces et utilisée à moins de 10%, ce n’est pas sérieux, mais dixit le maire « c’était dans notre programme ». Construire à l’entrée du village un parking de 20 places pour un coût de plus d’1 million d’€, c’est du pur gaspillage. Vite, vite, c’est bientôt les élections ! Mais il n’y a pas assez d’argent dans la caisse : pas grave, on demande 500 000€ à la banque. A mon point de vue, une telle gestion est anachronique, irresponsable, et pourtant sans doute électorale !

            La logique eût été que je propose un programme et une liste alternative à la vôtre, beaucoup me l’ont demandé, mais je me suis éveillé trop tard à la politique ! Je suis néanmoins inquiet pour la suite. Entre la fin de la précédente mandature et 2019, nos impôts ont augmenté de 25% . Et maintenant ?

            Et vous, chers concitoyens à qui j’adresse ce courrier, vous allez cautionner en mars cette politique ? Notre système apparemment démocratique fait que , passées les élections, la majorité municipale a les coudées franches…

            Tout compte fait, je remercie mes ex-collègues de m’avoir refusé une page de la tribune municipale, j’ai pu m’exprimer plus librement ; et si certains propos sont durs, insolents, voire outranciers, ils ne le sont pas plus que ceux du lynchage que j’ai subi en réunion de bureau de juin 2014, à la suite de mon intervention en réunion publique pour critiquer l’augmentation scandaleuse des impôts locaux. Ca ne s’oublie pas.



            Voilà, c’est dit, j’aurai, pendant plus de 5 ans, par respect des électeurs qui n’ont pas voté pour la liste conduite par le maire actuel, proposé inlassablement une autre gestion, en pure perte, hélas. Alors je pars, pas sur la pointe des pieds, j’avais envie de claquer la porte, vous l’entendez ? Et puis « entender », en espagnol, ça veut dire comprendre : on peut rêver, non ?





                                               portraitJLM           Jean Loup Mahieu,

habitant de Scy Chazelles et conseiller municipal élu en mars 2014


dimanche 10 novembre 2019

nouvelle vente du terrain derrière le lavoir


Quelques mises en perspective de décisions prises lors des derniers conseils municipaux, dont on peut retrouver le procès-verbal sur le site de la mairie :



http://www.mairie-scy-chazelles.fr/vie-municipale/conseils-municpaux/



Terrain derrière le lavoir:

L’an dernier la commune avait procédé à un arpentage pour diviser la parcelle unique dans laquelle jouaient les enfants, qui comprenait l’espace herbeux derrière le lavoir, le terrain multisports et le terrain de jeux des petits. Et ce, pour séparer cadastralement le terrain enherbé du reste de la parcelle, afin de pouvoir mettre en vente cette zone herbeuse.



Une première tentative de vente aux enchères avait échoué en novembre 2018. Aucun acquéreur ne s’était présenté chez maitre Mahler.



Suite à une proposition « spontanée » d’un particulier, la commune avait voté le 19 mars la vente du terrain à ce particulier pour une somme correspondant à l’estimation des services de l’Etat, soit 150 €/m2.

Les 21,69 ares de la parcelle enherbée devaient être vendus pour 325 350 €.



L’acquéreur spontané du 19 mars n’a pas encore acheté le terrain en septembre 2019.



Par contre, il a déposé un nouveau projet de construction de deux maisons à usage d’habitation, mais sur une partie seulement du terrain.



A notre connaissance, et au vu du compte rendu du conseil municipal du 10 septembre, nous apportons une analyse de ce qu’un citoyen peut comprendre de cette délibération (malheureusement, il est difficile, malgré une attention particulière portée au site de la mairie, ainsi qu’au tableau d’affichage, de connaitre les dates des séances du conseil municipal, ce qui conduit parfois à une absence totale de public lors des séances, qui par essence sont évidemment publiques) :



Pour s’adapter au nouveau projet défini par cette personne privée, la commune devra procéder à un nouvel arpentage (la commune est toujours propriétaire du terrain, de plus la délibération de vente du 19 mars est abrogée), et ce, selon les plans établis par l’ex acquéreur spontané qui a prévu deux lots pour ce terrain communal (le compte rendu ne mentionne aucune justification, ni sur la création de deux lots, ni sur leur emplacement).



Après l’abrogation de la délibération de la vente du 19 mars, le Conseil Municipal a voté pour la vente du premier lot, de nouveau à l’acquéreur spontané du 19 mars. Sa superficie sera de 18,69 ares et son prix de 280 800 €.

La commune conservera une parcelle de 3 ares (dessinée apparemment par l’acquéreur, et dont nous ne connaissons pas, à cette heure, la localisation). Ces 3 ares qui seront toujours situés en zone constructible valent 45 000 € (150 €/m2 x 3 ares).

Il est bien évident que cette mini parcelle qui restera en possession de la commune n’aura qu’une valeur symbolique, et que la qualification de « zone constructible » n’aura plus de sens.

Ce sera donc selon toute vraisemblance, une perte sèche de 45 000 € pour la commune, et ses habitants.



Il est difficile de trouver dans cette transaction singulière, et dans la méthode qui a présidé à son élaboration, le sens de l’intérêt général qui doit guider toute action publique au service des citoyens (qui par ailleurs sont les propriétaires de ce terrain, faut-il le rappeler).



La démocratie se construit sur la transparence.

L’opacité ne peut qu’engendrer des interrogations, des supputations, des théories plus ou moins farfelues, complotistes ou réelles. Le discrédit, largement injuste, qui frappe crescendo, et dangereusement, le personnel politique est là pour nous le rappeler.



Concernant les transactions foncières, il est utile d’évoquer les deux délibérations jugées illégales et annulées par le Tribunal Administratif concernant les conditions d’acquisition d’une parcelle située dans le périmètre de la friche commerciale de l’ancien magasin Aldi. Celle-ci appartenait à une personne privée, et avait été acquise par la commune pour 12 fois l’estimation des services de l’Etat (valeur 43 000 € ; acquise par la commune pour 550 000 €).

Après un tel jugement, même sans évoquer la nécessaire transparence démocratique, il eût été sain, probablement prudent, et tout aussi indispensable, que cette vente du terrain derrière le lavoir ait lieu dans des conditions de transparence maximale.



La délibération du 10 septembre parait ne pas aller dans le bon sens, puisque la commune aurait laissé la main à une personne privée (pourquoi celle-là en particulier ?) pour définir les contours d’une vente qui parait bien pénaliser la commune.

La puissance publique n’est pas au service d’un particulier quel qu’il soit, mais de la collectivité dans son ensemble.

Une commune, ou toute autre structure publique de même nature, n’est pas un acteur ordinaire du marché. Un dessin sur un coin de table agrémenté d’une règle de trois peut suffire pour une transaction entre des personnes privées. Il n’est pas soutenable que ce puisse être le cas pour notre commune.



On peut aussi penser que la solidité juridique de cet arrangement, qui parait dans ses effets contourner l’estimation des services de l’Etat, pourrait être préjudiciable à la transaction.

Peut-être d’autres personnes auraient-elles souhaité, elles aussi dessiner et acquérir un morceau de la parcelle communale. Elles pourraient s’estimer lésées de ne pas avoir eu cette possibilité.



Il serait nécessaire que les élus de la commune de Scy-Chazelles abrogent cette délibération si peu orthodoxe, et procèdent avec clarté et transparence, auprès de la population de la commune, à l’élaboration du devenir de ce terrain.



Il parait aussi tout à fait surréaliste qu’une telle délibération ait été votée à l’unanimité des conseillers moins une seule voix.

Celle du conseiller Mahieu qui persévère à défendre les intérêts de la commune en conformité avec les engagements de campagne de la liste sur laquelle il a été élu. En ces temps de défiance généralisée envers le politique, il était nécessaire de le signaler.



Les propositions pour le devenir de ce terrain communal que l’association Scy-Chazelles pour Tous avait mis en ligne sont toujours sur le blog :
















Emprunts


Quelques mises en perspective de décisions prises lors des derniers conseils municipaux, dont on peut retrouver le procès-verbal sur le site de la mairie :



http://www.mairie-scy-chazelles.fr/vie-municipale/conseils-municpaux/




Emprunts :



Prêt relais : Un prêt relais a été contracté, le 10 septembre, de 400 000 €. Ce prêt relais courra jusqu’à l’encaissement des subventions, remboursements de TVA… qui restent à verser à la commune pour les investissements réalisés cette année.



Ce procédé n’est pas courant, même si les subventions mettent parfois de nombreux mois avant d’être versées.

Ordinairement, les fonds propres de la commune suffisent à attendre l’arrivée des subventions, c’est ce que l’on nomme, une gestion des finances publiques en bon père de famille.



Emprunt : L’an passé la commune avait contracté un emprunt de 500 000 €. Cette année un nouvel emprunt, cette fois de 370 000 €, a été voté lors de la séance du conseil municipal du 28 mai.



Même si les taux d’intérêt sont au plus bas, il conviendrait néanmoins de ménager sur le long terme les intérêts de la commune, et de continuer le désendettement initié par la précédente municipalité (692 €/habitant en 1994 ; 478 €/ habitant en 2013). Les emprunts d’aujourd’hui sont les impôts de demain, et de nombreux citoyens sont conscients de l’impasse de faire peser les dépenses d’aujourd’hui sur les contribuables de demain et d’après-demain.



Le poids de la dette dans notre budget en fin de mandat de l’équipe municipale sera quasiment identique à sa valeur du début de mandat (qui dure 6 ans).

Il n’y aura donc pas de baisse, ni d’augmentation significative du poids de la dette à l’issue du mandat de M. Navrot (2014/2020). Et ce, en dépit de la vente de la majeure partie du patrimoine foncier communal, dont on aurait pu imaginer qu’une partie au moins, serve au désendettement de la commune.



Il convient de rappeler que cette municipalité a procédé à une augmentation importante des impôts en début de mandat. Les recettes fiscales ont bondi, et généré, sur la durée du mandat, un surplus de rentrée d’argent d’environ 975 000 € (*). De plus, les ventes de la quasi intégralité de notre patrimoine foncier ont rapporté 1 427 000 € (**), il faut aussi compter l’excédent laissé par la précédente municipalité, (dont les subventions différées et remboursement de TVA dont il est question dans le paragraphe précédent) pour environ 400 000 €.



Si l’on additionne ces rentrées exceptionnelles d’argent, avec les deux emprunts contractés en 2018 et 2019, soit 870 000 €, nous obtenons près de 3 672 000 € de liquidités que l’on peut qualifier d’extra-ordinaires. Et qui ne sont pas renouvelables (sauf éventuellement par une nouvelle hausse massive des impôts et/ou un recours tout aussi massif à l’endettement).



A la lumière de ces chiffres, la « saine et sage gestion » revendiquée par nos élus dans le dernier bulletin municipal est pour le moins à nuancer.





* Impôts et taxes :

2013 : 1 191 567 € (dernière année de la précédente mandature)

2014 : Mise en place de l’équipe municipale actuelle, et hausse massive des taux : 1 311 037 €

2015 : 1 354 182 €

2016 : 1 334 383 €

2017 : 1 363 604 €

2018 : 1 385 692 €

2019 (prévisions) : 1 375 218 €



** immeuble de rapport rue de la Cheneau : 325 000 € (50 000 € en dessous de l’estimation des services de l’Etat), presbytère, 350 000 €, école Sous-les-Vignes 350 000 €, batterie (route le Lessy) 112 000 €, terrain communal chemin des Grandes Vignes 230 000 €, terrain au-dessus du lotissement Drogon 60 000 €.

N'est pas comprise dans cet inventaire la vente forcée de l’éléphant bleu (88 000 €) qui a eu lieu dans la liaison entre la précédente et actuelle municipalité, elle est comprise dans les 400 000 € de bonus légués par l’ancienne municipalité.

N’est pas comprise non plus dans les ventes celle du terrain derrière le lavoir qui sera l’objet d'un prochain article.



 




mardi 5 novembre 2019

acquisition des anciens chais militaires


Quelques mises en perspective de décisions prises lors des derniers conseils municipaux, dont on peut retrouver le procès-verbal sur le site de la mairie :



http://www.mairie-scy-chazelles.fr/vie-municipale/conseils-municpaux/





Anciens chais militaires :



Ils sont situés en bas de la rue de Moulins, près de l’ancienne voie ferrée.



Les réserves archéologiques qui occupaient les lieux ont quitté ce bâtiment pour des locaux plus fonctionnels. Le déménagement est terminé, et l’Etat met en vente ce bâtiment.



La commune a décidé d’exercer son droit de priorité pour acquérir ce bâtiment, afin de pouvoir le céder ensuite à un viticulteur local, qui est actuellement basé au château de Vaux.

Cette opération, bénéfique pour notre commune, est l’aboutissement d’années d’attente, puisque c’est l’ancienne municipalité qui avait mis ce projet sur les rails. De ce point de vue, la continuité de l’action communale a porté ses fruits.

On ne peut que s’en réjouir.


dimanche 7 avril 2019

remise en ligne de l'article de mai 2017- Vente du terrain derrière le lavoir


Lors de la séance du 15 mai 2018, le conseil municipal a décidé de mettre en vente le terrain derrière le lavoir, qui fait partie du domaine public de la commune.

Avant que cette vente puisse avoir lieu, il faudra attendre que la division cadastrale de la parcelle, qui contient actuellement le terrain pour les petits, le terrain multisports, le terrain herbeux et le lavoir, soit effective.  Des maisons devraient y être construites, ce terrain étant classé en zone urbanisable.

Nos propositions :



Cet espace vert public est idéalement situé tant pour l’esthétique de l’entrée du village, en maintenant une arrivée à Scy agréable (avec la mise en perspective du lavoir), que pour les enfants de la commune. Contrairement à de nombreux lieux du Saint-Quentin, son relief n’est pas inadapté aux jeux des enfants. C’est un atout.



Il conviendrait de conserver la parcelle entière dans le domaine public, tout en procédant à un réaménagement complet de la zone de jeux. Ce réaménagement devrait s’accompagner d’une rénovation des jeux, en matériaux naturels s’insérant dans le cadre préservé du Saint-Quentin.

Une partie de l’espace vert pourrait être avantageusement dédiée à un lieu de convivialité intergénérationnel, rehaussant le bien vivre à Scy-Chazelles.



Une clôture solide munie d’une grille fermée la nuit devrait permettre la tranquillité des lieux pour les riverains. Elle serait couplée avec le dispositif de vidéo-surveillance qui fonctionne actuellement.



Cette aire publique dédiée aux loisirs des enfants et à la convivialité de tous mériterait, pour l’intérêt général, d’exister et de perdurer.





Quelques considérations.

Sur l’aspect financier :

Le but de cette vente est bien entendu une recherche de nouvelles liquidités.  

Après la vente de l’immeuble de rapport au 1 rue de la Cheneau (325 000 €, 50 000€ en dessous de l’estimation des domaines), du presbytère (350 000 €), de l’école Sous-les-Vignes (350 000 €), de la Batterie (112 000 €), c’est tout le patrimoine foncier bâti de la commune patiemment accumulé, entretenu et préservé durant des décennies qui a été vendu, et ce, en quatre années de mandat.

Le terrain communal au Chemin des Grandes Vignes a lui aussi été vendu au promoteur Magnum Immobilière l’an dernier (230 000 €). (On peut aussi évoquer l’augmentation des recettes fiscales, notamment grâce à la forte hausse des taux impositions votée en début de mandat, qui a rapporté en cumulé entre 2014 et 2017, près de 600 000 € supplémentaires à la commune)



Que reste-t-il encore comme bien de valeur en possession de la commune, hormis l’espace herbeux derrière le lavoir, estimé à 315 000 € par le service des Domaines, qui sera donc mis en vente prochainement, selon la délibération du 15 mai 2018 ?



Sur l’aspect « incivilités » :



C’est un des points que la municipalité a mis en exergue pour vendre le terrain, son atout maitre pour cette vente.

Il est peu fréquent, et c’est un euphémisme, que des troubles à l’ordre public se produisant dans un parc, square, terrain de jeux, espace vert, stade… soient résolus par la vente du bien.

Fort heureusement il existe des moyens de lutte contre la présence nocturne d’indésirables dans ces lieux publics.

On peut évoquer la pose d’une clôture solide munie d’une grille d’accès entourant la parcelle, et fermée la nuit, couplée au dispositif de vidéo-surveillance qui visualise depuis quelques mois une vaste zone autour de la mairie, dont fait partie le lavoir.



Cette motivation municipale, d’une grande faiblesse argumentaire, démontée à plusieurs reprises en public, n’est plus trop présente dans l’argumentaire de nos élus pour justifier cette vente.



Sur l’aspect esthétique :

Actuellement notre magnifique lavoir est mis en valeur par l’écrin naturel que constitue l’espace vert herbeux. La perspective d’entrée du village est aussi bonifiée par cet espace vert. L’esthétique de cet environnement risque de pâtir de construction de maisons, ainsi que de clôtures (végétales ou minérales).

Le lavoir et son environnement proche font partie du patrimoine de notre commune. On ne peut douter qu’il en sera altéré, sans en connaitre encore le degré.



Sur l’utilisation de ce terrain par les enfants :

Depuis de très nombreuses années, ce terrain herbeux est utilisé par les enfants de la commune, pour leurs jeux, ou simplement pour se retrouver entre amis. Il assure le complément entre les jeux pour les tout petits et le terrain multisports, et couvre environ les 2/3 de la zone où jouent les enfants. Son amputation ne serait pas sans conséquence pour les enfants, les parents, et les nounous de la commune. On ne peut en douter.



Cet espace vert fait partie du domaine public de la commune et accueille régulièrement du public : il fait partie intégrante de l’animation et de la vie de la commune, par le biais de nos enfants, depuis très longtemps.



Sur le renouvellement générationnel :



Le village a perdu, il y a peu de temps, son école maternelle. La vente des 2/3 de l’aire utilisée par les enfants serait une perte d’attractivité de plus pour Scy-Haut envers les jeunes (ou futurs) parents.

Le village a besoin d’une mixité générationnelle pour survivre, du moins dans la conception partagée qu’en ont les villageois. Ce renouvellement générationnel indispensable est déjà rendu difficile par les prix de l’immobilier.



Le problème des sources :

La construction du lotissement de l’impasse Drogon avait occasionné une perturbation des sources qui occupaient cette zone depuis des siècles. Afin de préserver l’alimentation en eau du lavoir, ainsi que la pérennité du système hydrologique en aval, la municipalité de l’époque avait dû procéder à des travaux de drainage et de récupération des eaux dans l’espace herbeux, qui ont limité les dégâts.

Actuellement, il est difficile de prévoir les conséquences d’une urbanisation de l’espace herbeux sur la circulation des eaux souterraines. Ni sur l’alimentation du lavoir, ni sur l’écosystème en aval (y compris la zone humide, qui elle relève du code de l’environnement qui affirme le principe selon lequel « la préservation et la gestion durable des zones humides sont d’intérêt général »), ni sur le cours du ruisseau, ni sur les habitations.

Ces dernières étant susceptibles d’être impactées, soit par une diminution, soit au contraire par une augmentation de la présence des eaux. Ce qui pourrait être problématique et préjudiciable pour ses habitants.



Nous espérons qu’une étude d’impact soit réalisée avant toute vente, pour établir un état des lieux hydrologique, afin d’effectuer un point précis des effets qu’aurait une urbanisation de l’espace vert sur le lavoir, sur les maisons en aval, et sur l’écosystème en aval ; ainsi que d’éventuelles préconisations, si nécessaire, pour éviter des troubles.

Elle permettrait aussi d’établir un cahier des charges précis et détaillé repris dans des clauses impératives de l’acte de vente.



Par cette précaution annexée à l’acte de vente, cette étude d’impact hydrologique sécuriserait juridiquement la commune.

Des formules telles que proposées par la municipalité lors du conseil municipal du 15 mai 2018 « le cahier des charges de la vente indiquera par exemple qu’il y a des sources, que l’alimentation du lavoir ne devra pas être impactée et qu’un drainage existerait en surface. » ne constitue aucunement une évaluation de la situation hydrologique du terrain, ni un cahier des charges apte à sécuriser les maisons et l’écosystème en aval, ni une garantie juridique solide en cas de problème.




Une  privatisation de l’espace public :



Outre la construction de maisons d’habitation, une possibilité existe que des riverains aient envie d’acquérir ce terrain pour agrandir leur propriété.



Dans ce cas, les conséquences sur l’environnement seraient minimisées, mais les habitants et usagers ordinaires de ce terrain seraient toujours évacués de cet espace vert communal, qui se transformerait en terrain privé. Une forme de sélection par l’argent que subiraient de toute manière les habitants de Scy-Chazelles, qui sont actuellement, faut-il le rappeler, tous propriétaires de ce terrain public.




Une conclusion :



Nous ne doutons pas que nos analyses et propositions recueilleront l’assentiment d’un certain nombre d’habitants pour un autre devenir de ce terrain communal, qui fait partie de notre bien commun depuis si longtemps.



Tant que l’acte de vente n’est pas signé, il est encore possible aux habitants de se réapproprier (s’ils le désirent) le devenir de cet espace vert pour continuer à l’utiliser, le faire vivre pour un avenir commun qui valorise le bien vivre ensemble dans notre commune, et le transmettre aux générations à venir. Après tout, ce terrain appartient à l’ensemble des habitants de Scy-Chazelles. Ils peuvent encore exprimer leur opinion, c’est le propre de la démocratie.


samedi 23 mars 2019

projet de parc écologique et de la biodiversité à Scy-Chazelles



bulletin d'information mars 2019



Terrain derrière le lavoir :

Les lecteurs du Républicain Lorrain du 9 mars ont pu constater que l’association « Les Naturalistes du Saint-Quentin » avait proposé un projet environnemental pour le terrain herbeux derrière le lavoir (cet espace vert public mis en vente le 29 novembre dernier n’avait pas trouvé acquéreur).

https://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-metz-agglo-et-orne/2019/03/08/plappeville-les-naturalistes-du-mont-saint-quentin-sur-le-terrain

Ce projet, dont nous avons pu obtenir quelques détails (malheureusement de seconde main pour l’instant) depuis la parution de l’article, serait à vocation environnementale, de biodiversité et pédagogique. Sa réalisation permettrait de compléter les réalisations des communes de Plappeville, au niveau du col de Lessy (nids à chiroptères et arboretum), et de Lessy (crapauduc) pour préserver, et mettre à la portée de regard du plus grand nombre, la biodiversité du Saint-Quentin.

Il permettrait aussi de préserver le réseau des sources qui alimentent le lavoir et le ruisseau de l’Archyre, et de sécuriser les maisons situées en aval du lavoir, dont des habitants ont fait part de leurs inquiétudes quant aux risques induits par une possible perturbation des sources, sur leurs habitations.

Les compétences et expertises des Naturalistes du Saint-Quentin étant reconnues, il est difficile de douter de la fiabilité, de l’intérêt, et de la faisabilité de leur projet.

Le terrain étant idéalement situé à l’entrée du village et accessible aisément à tous, outre ses qualités et caractéristiques intéressantes repérées par les scientifiques de l’association des Naturalistes, il constituerait un atout de plus, non seulement pour notre commune et ses habitants, mais aussi pour les nombreux visiteurs et promeneurs.

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Il est relativement étrange que ce soit au détour d’une information locale sur la page du RL consacrée à la commune de Plappeville (siège des Naturalistes) que nous apprenions l’existence de ce projet proposé à notre municipalité et à ses élus, il y a plusieurs semaines.

La population de la commune avait pourtant montré un vif intérêt pour le devenir de cet espace vert public. Intérêt visible tant par la quantité de signatures récoltées par la pétition qui avait circulé pour demander une concertation sur son avenir, que par le nombre de participants à la réunion de concertation qui s’en est suivie.



Les habitants avaient été mis au courant de la vente du terrain par le bulletin municipal de juin 2018.

Le dernier bulletin municipal que nous venons de recevoir dans nos boites aux lettres début mars, ne mentionne, ni l’échec de la vente de ce terrain le 29 novembre dernier, ni le projet proposé par les Naturalistes, ni les intentions de la municipalité pour cet espace vert qui, faut-il le rappeler, un est un bien public.



Ceci est d’autant plus étonnant que nous vivons une période politique où de nombreuses revendications de participation citoyenne, portées notamment par les gilets jaunes, visent d’une part, à dénoncer une forme d’éloignement du citoyen de la gestion de la chose publique par nos représentants ; et d’autre part, à prendre une participation active aux décisions qui concernent la vie de la cité.



Une alternative d’intérêt public, de « parc écologique et de la biodiversité », pédagogique et transmissible aux générations futures, telle que celle portée par les Naturalistes du Saint-Quentin ne peut être ignorée par la population. Elle devrait au contraire s’en saisir, au risque d’être à contre-courant de l’évolution civique qui traverse la société française.



Nous espérons donc que la municipalité, et ses 22 élus, permettent à la population d’être correctement informée de ce projet novateur, qui constitue une alternative digne d’intérêt à la privatisation de cet espace vert public.



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 Le mutisme adopté jusqu’à présent par la municipalité sur ce projet n’est pas de bon augure. Non pas au motif que nos élus n’auraient aucune conscience écologique, ils ont procédé à des travaux d’efficacité énergétique (changement de chaudière, remplacement d’ampoules énergivores…), et d’isolation de bâtiments communaux qui démontrent le contraire.



Le problème réside plutôt dans la recherche permanente et immodérée de liquidités qui a conduit à une grosse augmentation d’impôts dès la première année de mandat, et à la vente de la quasi intégralité de notre patrimoine foncier en quelques années seulement, ce qui semble démontrer une priorisation des actions municipales préjudiciable à la création du parc écologique.



Dans cette recherche vertigineuse de liquidités, nos élus ont déjà eu recours à des pratiques de diversion à destination de la population, pour faire passer certaines ventes de biens communaux. Elles peuvent être qualifiées de peu recommandables :



Nous nous rappelons la fermeture de l’école Sous-les-Vignes, pour laquelle la municipalité avait mise en avant un projet de Maison d’Assistantes Maternelles, la qualifiant de « renaissance » de l’école (les échos de Scy-Chazelles d’avril 2015, n°59), complété par « L’école Sous-les-Vignes pourrait être demain le lieu où se côtoient des Sigéo-castellois de tous les âges, allant des nourrissons jusqu’au seniors. »

Bien que cette structure n’intéressait aucune assistante maternelle, une communication habile avait réussi à convaincre de nombreux habitants de son utilité et de sa faisabilité. Bien évidemment, sans assistantes maternelles, une fois l’école fermée, il n’était plus question de Maison d’Assistantes Maternelles, ce qui ouvrait la voie à la vente du bâtiment. Ce qui fût promptement exécuté.



De même, plus récemment, pour désamorcer la grogne des habitants pour la vente du terrain derrière le lavoir, la municipalité avait proposé l’idée, lors d’une réunion publique, de « compenser » la perte de ce terrain public par l’aménagement du terrain situé en contre bas de l’Esplanade, avec tables et bancs (il en est aussi question dans les échos de juin 2018, n°68).

Bien entendu, plusieurs semaines plus tard, nos élus se sont aperçus que ce terrain était en forte pente, et donc impropre à recevoir les aménagements proposés.

Il est à noter que cette fois, peu d’habitants avaient cru en la sincérité de la proposition municipale.

Cette recette éventée sera-t-elle remise au goût du jour pour le terrain derrière le lavoir ?




Les prochains événements nous éclaireront sur la nature véritable des intentions et pratiques municipales.







Taxe sur la consommation finale d’électricité :



Une délibération municipale a été singulièrement médiatisée. A la fois dans le bulletin municipal, ce qui n’a rien d’extraordinaire, mais aussi par plusieurs articles du Républicain Lorrain.

En particulier celui du 22 février dernier intitulé « Scy-Chazelles : Le maire qui dit Stop ! au matraquage fiscal ».



Cette délibération avait trait à l’instauration d’une taxe sur la consommation finale d’électricité pour les communes de Metz Métropole ne l’ayant pas déjà adoptée.

Cette nouvelle taxe, approuvée le 24 septembre 2018 par Conseil Métropolitain (Metz Métropole) à une majorité écrasante (sur les 88 votants, seuls 6 élus* ont voté contre l’instauration de cette taxe) doit être approuvée par chaque commune de Metz Métropole concernée.

Il est à noter que les élus de la Métropole sont aussi des élus communaux des communes composant la Métropole (Scy-Chazelles envoie deux élus siéger à la Métropole).



La commune de Scy-Chazelles a délibéré le 11 décembre 2018 contre l’instauration au niveau communal de cette nouvelle taxe votée il y a à peine quelques semaines par la Métropole.



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Pour comprendre le sens de cette délibération municipale prise par nos élus, et la médiatisation inédite qui l’accompagne, il convient de mettre en perspective le ras le bol fiscal dénoncé par les gilets jaunes, avec un précédent assez récent qui avait pour élément déclencheur l’écotaxe, qui avait provoqué des protestations parfois virulentes contre la pression fiscale fin 2013.



Ce mouvement de contestation appelé parfois « bonnets rouges » était apparu quelques semaines avant les élections municipales de 2014.

De nombreux maires élus en 2014 avaient tenu compte de ce ras le bol fiscal, puisque, pour ne parler que des 730 communes de Moselle 90% des municipalités avaient décidé de ne pas augmenter les impôts en 2014.

De la part de ces très nombreux élus, il s’agissait d’un geste civique et courageux vis-à-vis des contribuables excédés par la pression fiscale, car la perspective de la baisse des dotations de l’Etat planait sur les finances des 36 000 communes de France.



Il est important de se rappeler que cette baisse des dotations n’avait pas été quantifiée de manière précise par les services de l’Etat, ni dans ses taux, ni dans sa progressivité, ni dans sa durée.

A l’exception notable de l’année 2014 dont tous les éléments étaient connus, le flou et l’incertitude régnaient pour les années suivantes.



L’immense majorité des maires, avaient donc décidé d’attendre la sentence du ministère des Finances année après année, et d’ajuster si nécessaire les taxes, au fur et à mesure de la baisse des dotations et de leur incidence sur le budget communal.



La commune de Scy-Chazelles avait fait une exception remarquable à cette règle consistant à ménager le contribuable, en augmentant les taxes communales de 9% ; une des plus importantes hausses de toutes les communes de Moselle, et ce, malgré une situation de nos finances saine.



Dans cette équation à plusieurs inconnues, seul le montant des dotations pour 2014 était connu lors de l’élaboration du budget par la nouvelle équipe municipale.



Pour connaitre la situation de 2014, il nous faut utiliser les documents budgétaires ci-dessous. Avant leur (rapide) analyse il faut préciser que les sommes qui figurent à la ligne 74 « dotations, subventions et participations » correspondent à l’ensemble des dotations, subventions et participations, et pas uniquement à la dotation globale de fonctionnement.

Les communes bénéficient de fonds divers et variés qui viennent se compléter dans une imbrication d’une rare complexité imaginée par les services de Bercy, réputés pour leur inventivité en la matière.



Comme l’indique les documents budgétaires ci-dessous, ligne 74, l’ensemble des dotations perçues en 2013 s’élevait à 383 700,94 €. Pour l’année 2014, elles s’élevaient à 389 762, 21 €. 



 


A la lecture des Comptes Administratifs 2013 et 2014, nous constatons donc que pour 2014, les dotations, subventions et participations de fonctionnement (ligne 74) avaient augmenté de + 6061 €. La Dotation Globale de Fonctionnement avait bien diminué (236 198 € en 2013 à 220 890€ en 2014, soit – 15 308 €), mais elle avait été compensée (et même un peu plus) par une augmentation des autres dotations.



Néanmoins, et malgré le contexte d’exaspération fiscale de l’époque, ainsi que la situation saine des finances publiques laissée par la précédente municipalité (dont M. Navrot était adjoint), et la hausse légère des dotations, l’équipe élue en 2014 avait décidé, à rebours de toute logique financière et considération civique, d’augmenter très fortement les taux d’impositions.



Le résultat mécanique de cette opération est l’augmentation des recettes des impôts et taxes.



Nous pouvons constater dans les documents budgétaires ci-dessus, à la ligne 73 « impôts et taxes » que ceux-ci ont bondi de 1 191 567,63 € en 2013 à 1 311 037,50 € soit

+ 119 470 €.

Cette hausse des recettes fiscales est bien entendu la conséquence directe de l’augmentation très forte des taux, mais aussi pour partie, à la montée en puissance du quartier Eiffage, et de la fiscalisation de ces nouvelles habitations.



Pour cette année 2014, la commune de Scy-Chazelles s’était donc distinguée par un zèle aussi extraordinaire qu’exceptionnel à l’encontre du contribuable local.



Cette accentuation de la pression fiscale dans notre commune n’a pas été annulée par la suite, et a continué, et continue encore à produire ses effets, qui ont rapporté à la municipalité 600 000 € de recettes supplémentaires d’impôts en cumulé sur 2014,2015,2016 et 2017, alors que dans le même temps la baisse des dotations, mise en parallèle avec cette hausse des taux (voir les nombreux articles du bulletin municipal consacrés à cette baisse des dotations) a été de – 250 000 €.  Le « bénéfice net » de cette forme de compensation est donc de + 350 000 € pour la municipalité, au détriment du contribuable local.



On peut estimer que l’augmentation des impôts de 9% en 2014 était inutile, et injuste pour les contribuables locaux.



Le qualificatif auto-attribué par la municipalité dans le bulletin municipal de mars 2019 (et reprise par le RL) de : l’équipe municipale qui dit « stop au matraquage fiscal ou à l’impôt déguisé !» est donc, au minimum à nuancer ou à relativiser.



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La question du sens de ce refus de nouvelle taxe, de plus singulièrement médiatisé à plusieurs reprises dans le RL, doit être posée.



Depuis la séance du Conseil Métropolitain du 24 septembre 2018 actant la création de cette nouvelle taxe, plusieurs changements majeurs se sont produits en France.

Un peu partout dans le pays, des gilets jaunes sont sortis des boites à gants et ont surgi dans l’espace public ; sur des ronds-points, dans des rues, sur des pare-brises, sur les avenues de Paris, sur des plateaux télé, sur les écrans du monde entier…



Il est possible que nos élus communaux aient compris, après leur boulimie fiscale de début de mandat, que le contribuable n’est pas taillable et corvéable à merci. Et que la situation de nombre d’entre-nous est difficile.

Les gilets jaunes de 2018/2019 auraient-ils réussi auprès de nos élus là où les bonnets rouges de 2013/2014 avaient échoué ?



On peut aussi noter que 2014 n’est pas 2019, particulièrement du point de vue du calendrier électoral, puisque nous sommes à présent dans la ligne de mire des prochaines élections municipales (2020).

Cette échéance importante a-t-elle une influence ? Nos élus souhaitent-ils se forger médiatiquement une nouvelle virginité fiscale pré-campagne électorale ?



* Lorraine actu donne le nom de 3 élus opposés à la création de cette taxe : Emmanuel Lebeau, Jérémy Aldrin et Françoise Grolet.

Pour information, Scy-Chazelles envoie deux élus siéger à Metz Métropole, M. Navrot et Mme Bassot.

Lors de la séance du conseil municipal les deux élus sigéo-castellois/métropolitains n’ont pas informé les conseillers municipaux de la teneur de leur vote lors du conseil métropolitain qui a acté la création de cette taxe. Cet élément ne figure pas non plus dans les articles du RL.









Suppression de la taxe sur les enseignes et publicités lumineuses (RL du 7/12/2018):

Toujours concernant les taxes, sujet récurrent en ces temps de fronde fiscale, le conseil municipal du 28 novembre 2018, a voté pour la suppression de la taxe sur les enseignes et les publicités lumineuses. Cette taxe rapporte à la commune environ 2300€ par an pour l’ensemble des enseignes (à titre indicatif, le budget total de la commune est, d’après le Budget Primitif 2018 de 5 956 407 €).



Pour information, cette taxe avait été votée le 29 juin 2010 par la précédente municipalité (elle venait en remplacement et en complément d’une ancienne taxe). A l’époque, M. Navrot, adjoint au maire, ainsi que M. Perret, déjà conseiller municipal, avaient voté pour l’instauration de cette taxe.

Il est à noter que la suppression de cette taxe s’est faite dans la douleur, puisque pour la première fois depuis fort longtemps l’unanimité n’a pas été de rigueur au sein du Conseil Municipal : Pour la suppression : 5, contre 3 Abstention : 10.



Une délibération votée par 5 voix sur 22 conseillers est une situation assez exceptionnelle (suite à plusieurs démissions le Conseil Municipal n’est plus complet, et il n’est plus possible de le compléter).



D’autant que l’ensemble des élus (à l’exception notable de M. Mahieu), font toujours preuve d’une loyauté et d’une fidélité exemplaire au maire. Y compris les conseillers élus sur la liste citoyenne conduite par M. Nicolay.

A Scy-Chazelles, le mot « frondeur » qui avait causé beaucoup de tort au quinquennat de François Hollande, est totalement absent du vocabulaire politique communal. A chacune des séances du conseil municipal tous les conseillers sont d’une solidarité aussi impressionnante qu’irréprochable avec le maire. Excepté M. Mahieu, qui suite au ralliement des 3 autres élus de la liste de M. Nicolay, tente de manière bien esseulée, de faire vivre un semblant de démocratie et de pluralisme au sein du Conseil Municipal.



Le fonctionnement du Conseil Municipal mériterait une information aux citoyens, puisqu’outre les ralliements déjà évoqués, de nombreuses démissions ont jalonné cette mandature, et que plusieurs conseillers ne siègent plus, parfois depuis des années (voir les présences des conseillers visibles sur les procès-verbaux de conseils municipaux sur le site de la mairie).





Economies d’énergie :



Dans son édition du 29 décembre 2018, le RL rapporte la parole de M. Frantzke, 1er adjoint, qui indique : « de plus, la mandature précédente avait décidé l’extinction de l’éclairage la nuit. Nous l’avons appliqué et nos dépenses sont passées de 33 000 à 23 000 € ».



Cette dernière phrase peut être qualifiée de fausse information, car si la précédente municipalité avait bien décidé de l’extinction nocturne (en cela les propos municipaux sont exacts), c’est la précédente municipalité qui l’avait appliquée et qui a fait baisser les dépenses, et ce dès 2012.

La nouvelle mandature a commencé en avril 2014, soit plus de deux ans après l’extinction nocturne, et ses économies…



Ceci est vérifiable aisément grâce aux bulletins municipaux que l’on peut consulter sur le site de la mairie :



Le n° 56 de décembre 2013 p 14 indique au chapitre des économies d’énergie : « Une économie de 10 572 €/an, une diminution de 32% de notre consommation électrique, soit 200 000 Kw/h : ceci est dû à l’extinction nocturne de l’éclairage public. ».

Le bulletin municipal n° 53 de décembre 2012 p 3 indique : « Scy-Chazelles a pris une décision forte de réduction de la consommation d'éclairage public en 2011 en décidant l'extinction totale de 1h à 5 h du matin […] Elle a permis une réduction immédiate de notre consommation d'électricité de 35 % avec un retour sur investissement de 18 mois »

Le n° 55 de septembre 2013 p 3 indique : « Puisque j’évoque les problèmes énergétiques, je voudrais rappeler que la coupure de notre éclairage public nous permet d’économiser environ 200 000 kWh. C’est remarquable. ».



Il faudrait de nouveau revenir sur l’étonnante conception du rôle des élus qui représentent les électeurs qui se sont reportés sur la liste citoyenne de M. Nicolay, pour tenter de comprendre comment de telles affirmations peuvent rester sans démenti public.



Pour terminer :



En ces temps de polémique sur l’instauration de restrictions administratives à l’exercice du droit de manifestation, et de la volonté de certains élus d’interdire les manifestations qui, acte après acte, meublent nos samedis, il nous faut nous rappeler un événement survenu dans notre commune de Scy-Chazelles : une interdiction de manifestation infligée aux opposants à la politique scolaire de l’équipe municipale, en mars 2015.



Cette manifestation sous forme de pique-nique champêtre citoyen, festif, revendicatif et bon enfant avait été interdite par la municipalité sur la plus grande partie de la commune, privant les citoyens qui désiraient y participer, de tous ces endroits habituellement utilisés pour les repas de quartier ou les fêtes des voisins. Inutile de rappeler que cette interdiction contrevenait au principe constitutionnel de liberté d’expression et du droit de manifestation qui lui est rattaché.



Faut-il préciser que ce pique-nique festif de soutien aux écoles maternelles, avec enfants, parents, grand-parents, habitants de tous âges et toutes conditions, intitulé « Tous Ensemble pour les enfants de Scy-Chazelles » n’était pas soupçonnable de dérapages violents, de débordements haineux ou armés, de déferlement de hordes de casseurs séditieux, d’extrémismes religieux, de violences urbaines, d’adorateurs du Führer, de djihadistes… Non, uniquement d’honnêtes citoyens souhaitant exprimer leurs idées, comme la Constitution le leur en donne le droit.



Les habitants avaient pu constater à l’époque, avec stupeur et incompréhension, qu’à Scy-Chazelles, pourtant commune de la République, les événements festifs peuvent être organisés en tout lieu et tout temps sans problème, à l’exception notable de celui contestant la politique municipale qui lui, est frappé d’interdiction. Et ce, par arrêté municipal à deux articles :