jeudi 5 juillet 2018

Vente de l'espace vert derrière le lavoir

Lors de la séance du 15 mai 2018, le conseil municipal a décidé de mettre en vente le terrain derrière le lavoir, qui fait partie du domaine public de la commune.
Avant que cette vente puisse avoir lieu, il faudra attendre que la division cadastrale de la parcelle, qui contient actuellement le terrain pour les petits, le terrain multisports, le terrain herbeux et le lavoir, soit effective.  Des maisons devraient y être construites, ce terrain étant classé en zone urbanisable.
Nos propositions :

Cet espace vert public est idéalement situé tant pour l’esthétique de l’entrée du village, en maintenant une arrivée à Scy agréable (avec la mise en perspective du lavoir), que pour les enfants de la commune. Contrairement à de nombreux lieux du Saint-Quentin, son relief n’est pas inadapté aux jeux des enfants. C’est un atout.

Il conviendrait de conserver la parcelle entière dans le domaine public, tout en procédant à un réaménagement complet de la zone de jeux. Ce réaménagement devrait s’accompagner d’une rénovation des jeux, en matériaux naturels s’insérant dans le cadre préservé du Saint-Quentin.
Une partie de l’espace vert pourrait être avantageusement dédiée à un lieu de convivialité intergénérationnel, rehaussant le bien vivre à Scy-Chazelles.

Une clôture solide munie d’une grille fermée la nuit devrait permettre la tranquillité des lieux pour les riverains. Elle serait couplée avec le dispositif de vidéo-surveillance qui fonctionne actuellement.

Cette aire publique dédiée aux loisirs des enfants et à la convivialité de tous mériterait, pour l’intérêt général, d’exister et de perdurer.


Quelques considérations.
Sur l’aspect financier :
Le but de cette vente est bien entendu une recherche de nouvelles liquidités.  
Après la vente de l’immeuble de rapport au 1 rue de la Cheneau (325 000 €, 50 000€ en dessous de l’estimation des domaines), du presbytère (350 000 €), de l’école Sous-les-Vignes (350 000 €), de la Batterie (112 000 €), c’est tout le patrimoine foncier bâti de la commune patiemment accumulé, entretenu et préservé durant des décennies qui a été vendu, et ce, en quatre années de mandat.
Le terrain communal au Chemin des Grandes Vignes a lui aussi été vendu au promoteur Magnum Immobilière l’an dernier (230 000 €). (On peut aussi évoquer l’augmentation des recettes fiscales, notamment grâce à la forte hausse des taux impositions votée en début de mandat, qui a rapporté en cumulé entre 2014 et 2017, près de 600 000 € supplémentaires à la commune)

Que reste-t-il encore comme bien de valeur en possession de la commune, hormis l’espace herbeux derrière le lavoir, estimé à 315 000 € par le service des Domaines, qui sera donc mis en vente prochainement, selon la délibération du 15 mai 2018 ?

Sur l’aspect « incivilités » :

C’est un des points que la municipalité a mis en exergue pour vendre le terrain, son atout maitre pour cette vente.
Il est peu fréquent, et c’est un euphémisme, que des troubles à l’ordre public se produisant dans un parc, square, terrain de jeux, espace vert, stade… soient résolus par la vente du bien.
Fort heureusement il existe des moyens de lutte contre la présence nocturne d’indésirables dans ces lieux publics.
On peut évoquer la pose d’une clôture solide munie d’une grille d’accès entourant la parcelle, et fermée la nuit, couplée au dispositif de vidéo-surveillance qui visualise depuis quelques mois une vaste zone autour de la mairie, dont fait partie le lavoir.

Cette motivation municipale, d’une grande faiblesse argumentaire, démontée à plusieurs reprises en public, n’est plus trop présente dans l’argumentaire de nos élus pour justifier cette vente.

Sur l’aspect esthétique :
Actuellement notre magnifique lavoir est mis en valeur par l’écrin naturel que constitue l’espace vert herbeux. La perspective d’entrée du village est aussi bonifiée par cet espace vert. L’esthétique de cet environnement risque de pâtir de construction de maisons, ainsi que de clôtures (végétales ou minérales).
Le lavoir et son environnement proche font partie du patrimoine de notre commune. On ne peut douter qu’il en sera altéré, sans en connaitre encore le degré.

Sur l’utilisation de ce terrain par les enfants :
Depuis de très nombreuses années, ce terrain herbeux est utilisé par les enfants de la commune, pour leurs jeux, ou simplement pour se retrouver entre amis. Il assure le complément entre les jeux pour les tout petits et le terrain multisports, et couvre environ les 2/3 de la zone où jouent les enfants. Son amputation ne serait pas sans conséquence pour les enfants, les parents, et les nounous de la commune. On ne peut en douter.

Cet espace vert fait partie du domaine public de la commune et accueille régulièrement du public : il fait partie intégrante de l’animation et de la vie de la commune, par le biais de nos enfants, depuis très longtemps.

Sur le renouvellement générationnel :

Le village a perdu, il y a peu de temps, son école maternelle. La vente des 2/3 de l’aire utilisée par les enfants serait une perte d’attractivité de plus pour Scy-Haut envers les jeunes (ou futurs) parents.
Le village a besoin d’une mixité générationnelle pour survivre, du moins dans la conception partagée qu’en ont les villageois. Ce renouvellement générationnel indispensable est déjà rendu difficile par les prix de l’immobilier.

Le problème des sources :
La construction du lotissement de l’impasse Drogon avait occasionné une perturbation des sources qui occupaient cette zone depuis des siècles. Afin de préserver l’alimentation en eau du lavoir, ainsi que la pérennité du système hydrologique en aval, la municipalité de l’époque avait dû procéder à des travaux de drainage et de récupération des eaux dans l’espace herbeux, qui ont limité les dégâts.
Actuellement, il est difficile de prévoir les conséquences d’une urbanisation de l’espace herbeux sur la circulation des eaux souterraines. Ni sur l’alimentation du lavoir, ni sur l’écosystème en aval (y compris la zone humide, qui elle relève du code de l’environnement qui affirme le principe selon lequel « la préservation et la gestion durable des zones humides sont d’intérêt général »), ni sur le cours du ruisseau, ni sur les habitations.
Ces dernières étant susceptibles d’être impactées, soit par une diminution, soit au contraire par une augmentation de la présence des eaux. Ce qui pourrait être problématique et préjudiciable pour ses habitants.

Nous espérons qu’une étude d’impact soit réalisée avant toute vente, pour établir un état des lieux hydrologique, afin d’effectuer un point précis des effets qu’aurait une urbanisation de l’espace vert sur le lavoir, sur les maisons en aval, et sur l’écosystème en aval ; ainsi que d’éventuelles préconisations, si nécessaire, pour éviter des troubles.
Elle permettrait aussi d’établir un cahier des charges précis et détaillé repris dans des clauses impératives de l’acte de vente.

Par cette précaution annexée à l’acte de vente, cette étude d’impact hydrologique sécuriserait juridiquement la commune.
Des formules telles que proposées par la municipalité lors du conseil municipal du 15 mai 2018 « le cahier des charges de la vente indiquera par exemple qu’il y a des sources, que l’alimentation du lavoir ne devra pas être impactée et qu’un drainage existerait en surface. » ne constitue aucunement une évaluation de la situation hydrologique du terrain, ni un cahier des charges apte à sécuriser les maisons et l’écosystème en aval, ni une garantie juridique solide en cas de problème.


Une  privatisation de l’espace public :

Outre la construction de maisons d’habitation, une possibilité existe que des riverains aient envie d’acquérir ce terrain pour agrandir leur propriété.

Dans ce cas, les conséquences sur l’environnement seraient minimisées, mais les habitants et usagers ordinaires de ce terrain seraient toujours évacués de cet espace vert communal, qui se transformerait en terrain privé. Une forme de sélection par l’argent que subiraient de toute manière les habitants de Scy-Chazelles, qui sont actuellement, faut-il le rappeler, tous propriétaires de ce terrain public.


Une conclusion :

Nous ne doutons pas que nos analyses et propositions recueilleront l’assentiment d’un certain nombre d’habitants pour un autre devenir de ce terrain communal, qui fait partie de notre bien commun depuis si longtemps.

Tant que l’acte de vente n’est pas signé, il est encore possible aux habitants de se réapproprier (s’ils le désirent) le devenir de cet espace vert pour continuer à l’utiliser, le faire vivre pour un avenir commun qui valorise le bien vivre ensemble dans notre commune, et le transmettre aux générations à venir. Après tout, ce terrain appartient à l’ensemble des habitants de Scy-Chazelles. Ils peuvent encore exprimer leur opinion, c’est le propre de la démocratie.

lundi 14 mai 2018

Jugement du 25 avril 2018

Voici le jugement "brut". Une explication contextualisée sera publiée sous peu sur le blog.
















































































dimanche 15 avril 2018

réunion sur la révision générale du PLU


Une réunion sur la révision générale du PLU se tiendra jeudi 19 avril à 18h30 à l’Espace Liberté.

Le lien vers des documents concernant le PLU de Scy-Chazelles est ci-dessous.



L’OAP (orientation d’aménagement et de programmation) :




 Il indique les principales opérations d'aménagement prévues:



- Un développement au niveau du port de plaisance et de la zone d'activités.

- La construction de 5 à 8 logements le long de la Rue Jeanne d'Arc (en contre-bas de la route de Lessy), jusqu’au lotissement du clos des Charmilles, (un déclassement partiel de zone naturelle est prévu).

- La construction d'un minimum de 15 logements dans la zone entre la Rue du Saint Quentin et le chemin de la Frécotte (derrière la mairie et la rue de l’Esplanade). Actuellement ces terrains sont occupés par des jardins et des vergers. Ce secteur est dans le site classé.

De plus, un autre document, « l'évaluation du potentiel de densification des tissus urbains » est disponible. Dans les pages 189 à 192, nous trouvons dans les projets en cours d'études, à ajouter à ceux précédemment cités 70 logements, décomposés comme suit : 55 logements dans la zone de l’ancien magasin Aldi ; 10 logements au chemin des Grandes Vignes (actuellement en zone naturelle Ncot) ; 4 au chemin des Mages et 1 rue Robert Schuman (dessin p 192).






Si vous êtes intéressé par l’urbanisation de notre commune, vous pouvez assister et participer à cette réunion publique.

vendredi 3 novembre 2017

Réunion publique sur le terrain derrière le lavoir: les nuisances sonores au service d'une opération immobilière

La réunion publique du jeudi 26 octobre, consacrée au devenir du terrain communal situé derrière le lavoir, s’est déroulée devant une assistance composée d’une trentaine de personnes, dont environ une moitié de riverains de l’aire de jeux. Ci-dessous notre résumé de la réunion.

Le projet de la municipalité est de vendre l’espace vert public situé derrière le lavoir afin qu’y soit édifiée "une ou deux maisons". L’actuelle zone où jouent les enfants, composée de l’espace pour les petits, du terrain multisports, et de l’espace herbeux serait donc amputée des 2/3 de sa superficie. Il ne resterait aux enfants, comme surface pour jouer, que l’actuel terrain des enfants en bas âge, et l'actuel terrain multiports. De plus, ce terrain multisport  serait  purement et simplement supprimé, dans la continuité de décisions précédentes de la municipalité telles que la suppression des paniers de baskets il y a maintenant plus d'un an. Les plus grands (à partir de 10 ans) seront donc, s’ils veulent trouver des activités adaptées à leur âge (sportives, jeux de plein air…), délocalisés sur un hypothétique nouveau terrain de jeux qui devrait voir le jour à Scy-Bas près du stade de foot.

Le revenu généré par la vente du terrain devrait être de 300 000 €. M. le Maire a insisté à plusieurs reprises sur cette somme conséquente. M. le Maire a aussi beaucoup insisté sur les nuisances sonores qui seraient générées par le terrain herbeux qu'il souhaite vendre. La discussion n’a cependant pas vraiment permis de démontrer l’étendue des nuisances dans cet espace vert, certains riverains les ayant constatées, alors que d'autres non. Par contre, le lavoir en lui-même, outre son rôle de lieu de rendez-vous, a la particularité acoustique de faire caisse de résonance, ce qui peut nuire à la tranquillité des voisins. 

En tout état de cause, aussi bien pour l’espace vert que pour le lavoir, des solutions aux problèmes évoqués existent. Concernant le lavoir, l’installation d’une caméra de surveillance est prévue par la municipalité. Elle devrait dissuader les jeunes de squatter ce lieu, et rétablir la tranquillité. Pour le terrain herbeux aussi, des solutions existent, comme le fait de clôturer ce terrain, comme l'ont indiqué plusieurs participants. 

En conclusion, il ne semble nullement indispensable de vendre cet espace vert public, situé au coeur du village et  qui participe de son charme. Nous pensons qu'il serait plus utile, au contraire, de l'aménager en lieu de jeu ou de rencontre. Enfin, il est apparu à de nombreux participants que les nuisances sonores étaient en fait un prétexte exploité par la municipalité pour atteindre ses vrais objectifs: dégager des liquidités en vendant le terrain et permettre une opération immobilière. 

vendredi 20 octobre 2017

26 octobre 2017: Réunion sur l'avenir du terrain public derrière le lavoir

La commune de Scy-Chazelles à entendu notre appel à la concertation quant au devenir du terrain vert situé derrière le lavoir, près de l'église Saint Remi. Suite à la remise de notre pétition à M. le Maire, la commune organise une réunion publique le 26 octobre à 20h00, Place de l'esplanade. Venez nombreux pour partager votre point de vue sur le devenir de cet espace public:



vendredi 13 octobre 2017

Vente de la Batterie, le 18 octobre à 14h00

Après la vente de l’immeuble situé au 1 rue de la Cheneau, la vente du presbytère, celle des  terrains au chemin des Grandes Vignes, celle de l’école maternelle Sous-les-Vignes, la commune vend la Batterie, située route de Lessy, au bout du parking.

Nous vous proposons quelques renseignements que nous avons recueillis, et qui sont à confirmer impérativement auprès de l’étude notariale de maitre Mahler :

Ce bâtiment qui abritait des ateliers municipaux sera vendu à la découpe. Les 5 alvéoles de cet édifice qui peuvent être utilisées sous certaines conditions comme garage, ainsi que 4 emplacements extérieurs (aériens) seront vendus à l’unité.

Les modalités de cette vente se trouvent sur le site de la mairie. Une information, sous forme d’imprimé distribué dans les boites aux lettres des habitants du village par la municipalité, a permis aux résidents d’en avoir connaissance.
Cette initiative heureuse pour la population, est à saluer.

Ci-dessous, le lien vers le site de la mairie relatif à la vente de la Batterie :
http://www.mairie-scy-chazelles.fr/wp-content/uploads/Park-Batterie-lettre.pdf

 Les personnes intéressées par une acquisition doivent prendre connaissance des conditions de la vente, qui se fera aux enchères. L’étude de maitre Mahler  délivrera à chacun toutes les informations utiles au 03 87 69 69 00. 

Les visites de la Batterie s’effectueront le mardi 10 octobre de 10h à 12h, ainsi que le samedi 14 octobre de 10h à 12h.

La participation aux enchères est conditionnée au dépôt d’un acompte de 2 000 euros. Il sera impossible de participer aux enchères sans cet acompte. Les perdants des enchères récupèreront leur acompte à l’issue de la vente.
L’enchérissement se fera par tranches de 500 euros.

Le bâtiment est relié au réseau électrique. Pour l’instant la Batterie ne dispose que d’un seul compteur, et des câbles sont tirés qui desservent l’ensemble des alvéoles. Il conviendra pour chaque acquéreur  désireux de se raccorder, d’installer une ligne individuelle, ainsi que de l’équiper d’un compteur.
L’eau, ainsi que le tout à  l’égout sont disponibles dans la batterie. Les réseaux arrivent dans la première alvéole (la plus grande). Là aussi, il faudra faire le nécessaire pour raccorder  chaque alvéole au réseau d’eau et du tout à l’égout (pour les acquéreurs intéressés par ces commodités).

La Batterie est une fortification militaire aux volumes  généreux. Elle est recouverte de terre, probablement pour le camouflage et la protection contre les bombes. Cette couche de terre sur le sommet du bâtiment apporte beaucoup d’humidité à l’intérieur de la Batterie. Deux alvéoles ont été équipées depuis plusieurs années d’extracteurs d’humidité, qui tournent 24h/24h, et qui paraissent avoir une bonne efficacité. Une confirmation de l’efficience de ce dispositif de la part de la municipalité, ainsi que le retour d’expérience seraient les bienvenus. Les personnes intéressées doivent les demander. Cette information parait indispensable pour une utilisation comme garage.

Comme il y aura des parties communes, elles devront être gérées sous la forme d’une copropriété. Nous ne savons pas si la municipalité, qui a eu plusieurs mois pour préparer cette vente,  a travaillé sur cette problématique, et si des documents concernant la gestion des communs sont consultables à l’étude de maitre Mahler.

La vente aura lieu à l’étude de maitre Mahler le mercredi 18 octobre à 14h. L’adresse est 7 Allée du Maire Steinmetz à Montigny-lès-Metz. Cette impasse n’est pas trop facile à trouver en l’absence de GPS.
Lors de cette séance d’enchères, maitre Mahler qui est un très bon professionnel, ne devrait pas simplement apporter ses compétences techniques, mais aussi permettre à chacun de trouver sa place dans ces enchères, grâce à ses qualités humaines reconnues. Aussi, il ne faut pas hésiter, pour les personnes intéressées, à participer à cette vente qui se passera dans de très bonnes conditions, il est impossible d’en douter.

Nous avons tenté par ce court article de vous délivrer le maximum d’éléments d’information qui, comme nous l’avons mentionné en introduction, doivent tous impérativement être confirmés par l’étude notariale.

Ces éléments peuvent aussi servir de support à tout type de questions dont l’étude notariale devrait être à même de répondre.

lundi 9 octobre 2017

27 septembre 2017: vente de l'école bicentenaire "Sous les Vignes"

Mercredi 27 septembre a eu lieu la vente de l'école Sous-les-Vignes.

Cette vente était dirigée par maitre Mahler, qui a officié une nouvelle fois avec beaucoup de professionnalisme, en délivrant avec clarté et rigueur toutes les informations indispensables à la vente de ce bien communal.

Malheureusement, les enchères pour cette belle bâtisse chargée d’histoire, située dans l’écrin du village ont tourné court. Et pour cause, il n’y eut qu’un seul enchérisseur !
L’école est donc partie au prix plancher de 350 000 €.

Encore une fois, on ne peut que s’étonner de la manière dont à Scy-Chazelles, les biens communaux sont vendus.

Pour la vente du presbytère (le 30 novembre 2016), remarquable bâtiment, voisin de l’école Sous-les-Vignes, nous n’avions eu que deux enchérisseurs (le troisième ayant immédiatement arrêté les frais). Mercredi, encore plus incroyable, il n’y eut donc qu’un seul et unique enchérisseur pour l’école.

Sans être un spécialiste du marché immobilier local, nul n’ignore que le village de Scy est un lieu prisé et très recherché par de potentiels acquéreurs. Une vente d’aussi beaux bâtiments que le presbytère et l’école, idéalement situés sur les coteaux ensoleillés du Saint-Quentin, au cœur du village de Scy si convoité, était gage d’un succès populaire assuré.
On ne peut donc que s’interroger sur la manière singulière dont ont été gérées ces deux ventes.

Le choix de la vente du presbytère, le 30 novembre 2016, par adjudication notariée à la bougie (à une date donnée, chez un notaire), permettant  d’obtenir « le meilleur prix » argué par nos élus, s’était déjà révélé décevant (et du point de vue de l’affluence, calamiteux ; trois enchérisseurs seulement pour cette grosse bâtisse avec jardin et garage).

Le retour d’expérience étant déplorable, il est difficilement compréhensible, voire aberrant, que nos élus n’en aient tenu aucun compte le 4 mai dernier, en décidant à l’unanimité, et sans aucune discussion, de renouveler ce mode de cession, visiblement inadapté à ce type de biens, pour la vente de l’école Sous-les-Vignes.

Fait remarquable, entre la vente du presbytère (le 30 novembre 2016) et celle de l’école (mercredi 27 septembre 2017), un des membres, très éminent, du Conseil Municipal, a vendu sa maison, et il n’a pas choisi l’option « adjudication notariée à la bougie ». Il l’a vendue de manière tout à fait traditionnelle, avec on s’en doute, l’objectif de préserver ses intérêts personnels, et d’en obtenir le meilleur prix. En bon père de famille serait-on tenté de dire.

La vente aux enchères présente l’intérêt d’être rapide, elle intervient à une date précise, et aucune clause suspensive n’est acceptée (notamment l’obtention d’un prêt bancaire qui parfois fait capoter les ventes ; ainsi que le délai de réflexion, qui est abrogé). Pour être autorisés à concourir aux enchères, les participants doivent préalablement déposer un acompte (élevé). Les personnes qui n'ont pas remporté l'enchère récupèrent leur chèque de consignation.
La plupart des prétendants à l’acquisition d’un bien sont souvent démunis, sinon rebutés face à cette procédure peu usitée, qui brasse des sommes très conséquentes, et dont il n’est pas évident d’en connaitre les codes. Les habitués de ces ventes aux enchères (généralement versés dans l’immobilier, architectes, promoteurs…), qui flairent les bonnes affaires, eux,  y évoluent comme des poissons dans l’eau.
Ce mode de cession est donc à privilégier lorsqu’il s’agit de vente de biens tributaires d’un calendrier serré, ou d’immeubles qui trouvent difficilement preneur par un mode de vente traditionnel (emplacement géographique excentré, situé dans des zones en voie de désertification, bâtiment en ruines, taille non conforme à un usage habituel…).
Bien entendu, le presbytère et l’école Sous-les-Vignes ne rentrent absolument pas dans le cadre des ces ventes difficiles ou à problème.

Une vente traditionnelle aurait intéressé un public nombreux, et on ne court aucun risque à postuler que plusieurs personnes auraient eu un coup de foudre pour cet emplacement privilégié au cœur du village, pour ce jardin attenant plein sud, et, malgré les travaux indispensables, pour vivre au milieu de ces vielles pierres qui font le charme du village.

On peut difficilement douter que ces deux bâtiments auraient sans problème trouvé acquéreur à un prix supérieur, à la seule condition de laisser un peu de temps au temps. L’intérêt général de la commune et de ses habitants, actuels et futurs, est à ce prix, et ne peut se satisfaire, ni du court terme, ni de pratiques hasardeuses.

Pourquoi lorsqu’il s’agit de biens communaux appartenant à l’ensemble des habitants et contribuables de la commune, les conseillers municipaux vendent-ils systématiquement nos biens chez un notaire à la bougie, avec les risques inhérents à cette procédure, et dans des conditions défavorables à la commune, alors que pour leurs biens privés ils n’y recourent pas ?
Pourquoi traitent-ils de manière si différente leurs biens personnels et ceux de la collectivité ?
Pourquoi expérimentent-ils pour les biens communaux, des modes de cession qu’ils ne pratiquent pas pour leurs biens personnels, et pourquoi persévèrent-ils (à l’unanimité) après une erreur déjà constatée ?

  
Après la vente le l’immeuble au 1 rue de la Cheneau, cédé 50 000 € en dessous de l’estimation du service des Domaines (qui délivre un prix considéré comme plancher aux collectivités), celle du presbytère en novembre dernier que nous venons d’évoquer, celle du terrain au chemin des Grandes Vignes vendu à un promoteur luxembourgeois pour 36,5 €/m2 (alors que, à titre de comparaison, quelques mois auparavant la commune avait acquis un terrain dans la zone de l’ancien magasin Aldi à 217 €/m2), puis celle de l’école Sous-les-Vignes, l’effet d’aubaine initié en 2014 par l’équipe municipale va bientôt prendre fin.
En effet, il ne reste probablement plus qu’un seul et unique bien communal de valeur, le terrain de jeu des enfants situé à coté de l’église, qui va être amputé de son espace herbeux située derrière le lavoir. Cette zone verte publique, arrachée à l’aire de jeux des enfants, devrait être au menu de la prochaine vente communale.

Mercredi, à l’étude de maitre Mahler, un invité, inhabituel pour la vente d’un bien, était présent. Il s’agit de l’avocat de la commune qui était venu évoquer avec l’unique enchérisseur, le recours en annulation que l’association Scy-Chazelles pour Tous a déposé au Tribunal Administratif contre la délibération du 4 mai 2017, point 11 de l’ordre du jour, portant sur la « désignation des modalités de vente et de cession de l’ancienne école maternelle Sous-les-Vignes », et ses conséquences sur cette vente, au cas où le Tribunal déclarait la dite délibération illégale. 

PS Je copie colle ci-dessous l’annonce concernant la vente de l’école Sous-les-Vignes pour les personnes ne connaissant pas ce bâtiment :
« Rare, l'ancienne école maternelle du village de SCY-CHAZELLES est à vendre. Une des plus belles vues du village, situation exceptionnelle pour cette bâtisse à rénover de 365m² hab. comprenant 8 pièces principales, grenier aménageable de 270m², garage, caves voûtées, terrain clos de 9ares77 avec préau et orienté sud. Chauffage gaz. ».
La mise de départ était de 350 000 €. Le prix final aussi…

Georges Kraus, association Scy-Chazelles pour Tous.