samedi 11 mars 2023

Déclaration des Droits de l'Arbre

 

Point 9 du conseil municipal du 26 novembre 2020.

 

Ci-dessous la déclaration du groupe « Alternative citoyenne » préalable au vote pour l’adoption de la Déclaration des Droits de l’Arbre.

Cette déclaration à forte portée symbolique n’a pas été adoptée. Les 20 élus de la majorité ont décidé de reporter cette adoption (aux calendes grecques ?) contre l’avis des trois élus de la liste « Alternative citoyenne ». En mars 2023, cette déclaration n’a toujours pas été adoptée…

 

Je vous remercie beaucoup M. le Maire pour la mise à l’ordre du jour de l’adoption de la Déclaration,

 

Je confirme que l’adoption par les communes de la Déclaration des droits de l’arbre est purement symbolique, et n’a donc à ce jour aucune portée juridique.

Il y aura peut-être à terme un projet de loi qui pourrait donner un statut juridique à l’arbre, et en faire un sujet de droit. Pour l’instant des juristes travaillent à l’élaboration de ce qui pourrait être un éventuel projet de loi qui serait proposé aux députés qui voudront bien le porter.

Ce qui ne veut pas dire que les arbres actuellement sont sans aucune protection. Le législateur en a prévu quelques-unes. Par exemple pour les arbres d’alignement comme derrière carrefour dont nous avons parlé lors de la dernière séance ils sont protégés par le code de l’environnement. Une protection existe aussi pour les arbres classés remarquables, là il s’agit d’individus qui ont des caractéristiques exceptionnelles (à Scy-Chazelles nous en avons une dizaine qui sont classés remarquables). Il y a aussi les Espaces Boisés Classés, là c’est un ensemble d’arbres qui bénéficie d’une protection. Il y a un EBC assez remarquable rue de Moulins. J’avais évoqué cet espace en séance car lors du 1er confinement un hêtre âgé de 150 ans avait été abattu. J’avais demandé au maire si la réglementation avait été respecté pour cet abattage. Ce qui était le cas, l’arbre avait été brisé par une tempête et menaçait de tomber sur la maison en contre-bas. C’était un abattage d’urgence.

 

Je reviens à la Déclaration : elle a pour objectif de changer le regard et le comportement des Hommes envers les Arbres, de leur faire prendre conscience de leur rôle déterminant dans l’équilibre écologique de la Terre, en vue d’un changement rapide, de la législation pour les protéger. Ce dont je vous ai parlé précédemment. Cette déclaration est donc purement symbolique.

 

Je vais faire un petit crochet de mise en perspective et de rappel rapide quelques évidences sur les arbres et nous. Je pense que c’est le moment

Ceux-ci sont apparus il y a près de 380 millions d’années, ils étaient donc déjà présents depuis bien longtemps lors de l’éclosion des premiers dinosaures, ils ont assisté leur règne sans partage, et à leur disparition, puis ont accompagné les premiers mammifères, il y a 65 millions d’années. A titre de comparaison avec les 380 millions d’années de présence des arbres sur la terre, l’homo sapiens que nous sommes, est en Europe depuis 40 000 ans.

Depuis l’époque historique, les arbres ont été vénéré, pas véritablement pour eux-mêmes mais plus par le symbolisme de l'arbre : Il réalise, une synthèse du monde et c’est repris dans la déclaration, par ses trois plans souterrain, terrestre et par sa hauteur, céleste.

On peut penser aux chênes sacrés des druides gaulois. A Athènes, la déesse Athéna a offert un olivier sacré lors du choix des Athéniens comme déesse tutélaire pour leur cité. On peut aussi évoquer l’image d’Epinal de Saint-Louis rendant la justice sous un chêne. Un peu plus tard, à la révolution on a planté de nombreux arbres de la liberté.

Notre civilisation humaine, qui a toujours été à l’écoute de la nature et des arbres depuis les temps immémoriaux, a évolué vers une civilisation de plus en plus technique qui nous éloigné de nos fondamentaux. Cette déclaration que je vous propose d‘adopter retisse un lien fragilisé avec ces êtres vivants et sensibles qui ont accompagné l’histoire des hommes et sans lesquelles notre espèce n’existerait probablement pas.

 

Un dernier petit détail La déclaration a déjà été adoptée, par les communes de COMBS-LA-VILLE (Seine et Marne), ELNE (Pyrénées orientales), et KEDANGE SUR CANNER (Moselle). Une autre commune l’a mise à l’ordre du jour. Nous serions donc parmi les premières communes de France à pouvoir adopter cette déclaration.

Un mouvement au niveau national pourrait s’enclencher, puisque des médias commencent à s’y intéresser. Europe 1 jeudi matin (le 18 novembre) lors de l’émission Fanny à la ferme, Fanny Agostini a consacré une petite chronique aux droits de l’arbre, qui pourrait être suivi prochainement par France Inter et Arte qui nous ont fait part de leur intérêt pour ce sujet. Tout dépend du format de ces émissions, mais il n’est pas impossible que les communes qui ont adopté la charte puissent être sollicitées par l’audiovisuel public.

 

Encore un merci maire pour la mise à l’ordre du jour de la déclaration et vous tous pour l’attention que vous avez porté mon plaidoyer.



 

"DECLARATION DES DROITS DE L’ARBRE

Article 1

L'arbre est un être vivant fixe qui, dans des proportions comparables, occupe deux milieux distincts, l'atmosphère et le sol. Dans le sol se développent les racines, qui captent l'eau et les minéraux. Dans l'atmosphère croît le houppier, qui capte le dioxyde de carbone et l'énergie solaire. De par cette situation, l’arbre joue un rôle fondamental dans l’équilibre écologique de la planète.

Article 2

L'arbre, être vivant sensible aux modifications de son environnement, doit être respecté en tant que tel, ne pouvant être réduit à un simple objet. Il a droit à l'espace aérien et souterrain qui lui est nécessaire pour réaliser sa croissance complète et atteindre ses dimensions d'adulte. Dans ces conditions l’arbre a droit au respect de son intégrité physique, aérienne (branches, tronc, feuillage) et souterraine (réseau racinaire). L’altération de ces organes l’affaiblit gravement, de même que l’utilisation de pesticides et autres substances toxiques.

Article 3

L'arbre est un organisme vivant dont la longévité moyenne dépasse de loin celle de l'être humain. Il doit être respecté tout au long de sa vie, avec le droit de se développer et se reproduire librement, de sa naissance à sa mort naturelle, qu’il soit arbre des villes ou des campagnes. L’arbre doit être considéré comme sujet de droit, y compris face aux règles qui régissent la propriété humaine.

Article 4

Certains arbres, jugés remarquables par les hommes, pour leur âge, leur aspect ou leur histoire, méritent une attention supplémentaire. En devenant patrimoine bio-culturel commun, ils accèdent à un statut supérieur engageant l’homme à les protéger comme « monuments naturels ». Ils peuvent être inscrits dans une zone de préservation du patrimoine paysager, bénéficiant ainsi d’une protection renforcée et d’une mise en valeur pour des motifs d’ordre esthétique, historique ou culturel.

Article 5

Pour répondre aux besoins des hommes, certains arbres sont plantés puis exploités, échappant forcément aux critères précédemment cités. Les modalités d’exploitation des arbres forestiers ou ruraux doivent cependant tenir compte du cycle de vie des arbres, des capacités de renouvellement naturel, des équilibres écologiques et de la biodiversité."

Ce texte a pour vocation de changer le regard et le comportement des hommes, de leur faire prendre conscience du rôle déterminant des arbres au quotidien et pour le futur, en ouvrant la voie à une modification rapide de la législation au niveau national.

samedi 2 octobre 2021

Promenade nocturne samedi 9 octobre 2021

 

Samedi 9 octobre, dans le cadre du "Jour de la Nuit", l’AAPPAN propose une sortie organisée par l’association Scy-Chazelles pour Tous, sur le Mont Saint-Quentin.

Il s’agira d’une promenade nocturne accompagnée par un ornithologue de la LPO qui nous aidera à identifier les nocturnes que nous sommes susceptibles de rencontrer sur le parcours. Nous essaierons aussi d'observer les étoiles, si le ciel n'est pas couvert.

Le RDV est prévu à 19h45 sur l'Esplanade de Scy, pour un départ à 20h00. Le retour est prévu pour 22h00 approximativement.

Cette sortie nocturne est ouverte à tous, mais le nombre de participants est limité pour ne pas déranger la faune sauvage. Les personnes intéressées doivent contacter l’association Scy-Chazelles pour Tous à l’adresse suivante :

bifurcations@gmail.com.

mardi 25 février 2020

Elections municipales


L’association Scy-Chazelles pour Tous n’interviendra pas dans la campagne électorale en vue des prochaines élections municipales. Ce n’est ni sa vocation, ni son objet.

Nous continuerons à nourrir la démocratie locale et l’information des citoyens par le biais de notre blog, indépendamment du calendrier électoral.



Deux listes se présenteront aux suffrages des électeurs le 15 mars prochain. La liste « Poursuivre ensemble » du maire sortant, et la liste « Alternative citoyenne ».

Il n’y aura qu’un seul tour de scrutin. 

 

 Le scrutin est proportionnel, de liste, avec prime majoritaire accordée à la liste arrivée en tête.

Au soir du 15 mars, la liste qui obtiendra la majorité absolue des suffrages exprimés bénéficiera d’une prime majoritaire égale à la moitié des sièges à pourvoir. Les autres sièges seront répartis à la représentation proportionnelle entre les deux listes (un seuil minimum de 5 % des suffrages exprimés est requis pour qu’une liste puisse être représentée).



Lors des dernières élections (2014) la liste conduite par M. Navrot avait obtenu 60% des voix qui lui avait permis d’avoir 19 conseillers.

La liste conduite par M. Nicolay avait obtenu 40% des voix, soit 4 conseillers

jeudi 6 février 2020

A propos du bulletin municipal n°65


Bulletin n° 65, juin 2017 « le bilan à mi-mandat », page 9 (colonne du milieu, rubrique « dépenses de personnel ») :


 « L’objectif fixé en début de mandat est de réduire les charges de personnel de 5 à 10 % [...] A mi-mandat, le budget 2017 prévoit une réduction des dépenses de 3,2 %. »




Les charges de personnel 2017 se sont élevées à 984 396€.

Les charges de personnel 2013 s’élevaient à 972 552 €. (2013 est la dernière année de la précédente mandature).





Documents 

Nous utilisons les Comptes Administratifs 2013 et 2017 qui retracent les dépenses réelles de ces deux années :
CA 2013, ligne 012 « charges de personnel et frais assimilés » : 972 552,52 €







CA 2017, ligne 012 « charges de personnel et frais assimilés » « mandats émis » : 984 396,22 €


dimanche 12 janvier 2020

A propos du bulletin municipal n° 61 (2ème partie)


Deuxième partie de l’article « à propos du bulletin municipal n° 61 »


Dans cet article le maire reprend, à juste titre, l’information d’un collectif de citoyens faisant état d’une augmentation du budget de fonctionnement 2015 de + 496 000 €.

Comme nous l’avons vu précédemment, il attribue à tort cet élément à une diminution des dépenses, qui de plus, est purement fictive.



Nous constaterons que l’origine principale de cette augmentation spectaculaire du budget est liée à l’augmentation massive des impôts qui était en contradiction avec la très bonne situation financière de notre commune léguée par la précédente municipalité. Cette augmentation était, au moins dans sa temporalité et assurément dans son volume, inutile financièrement et injuste pour le contribuable communal.

Nous rappellerons qu’outre l’augmentation de + 9% des taux votée par la municipalité en début de mandat (une des plus fortes hausses des 730 communes de Moselle), en parallèle, les impôts ont augmenté aussi de façon « automatique » (par la loi de finances) de + 7,2 % sur l’ensemble du mandat. Ces deux augmentations se cumulent.



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Nous pouvons tenter à présent une explication à cette augmentation du budget de + 496 000 € :



Le budget communal se doit d’être en équilibre, à la fois dans sa composante « fonctionnement » et dans sa composante « investissement » il s’agit là d’une obligation légale.



Si le budget augmente, il n’y a que deux possibilités :



- Soit les dépenses augmentent, auquel cas il faut compenser par une augmentation des recettes pour retrouver l’équilibre (hausse des taux, emprunt).



- Soit les recettes augmentent, et il faut donc rééquilibrer le budget en y ajoutant des dépenses. Ces dépenses de rééquilibrage ne sont bien entendu pas de vraies dépenses, elles ne sont que virtuelles, et se retrouvent dans le budget de l’année suivante dans les recettes. Il s’agit donc d’un glissement des excédents d’une année sur l’autre.



Suite notamment à la forte hausse des taux d’imposition votée par la municipalité, les recettes fiscales ont beaucoup augmenté (on peut aussi ajouter que la précédente municipalité avait laissé un bilan financier plus que positif). Malgré la hausse des dépenses que nous avons vue précédemment, l’excédent a été très élevé.



Concernant le budget de fonctionnement :

Report d’excédent de 2014 vers 2015 : + 443 370 €

Report d’excédent de 2015 vers 2016 : + 662 274 €



Une collectivité ne peut pas thésauriser des liquidités, ce n’est ni sa vocation, ni son mode de fonctionnement fixé par la loi. Les règlementations et lois attestent que le citoyen n’est plus le sujet d’antan, et que le contribuable n’est plus cet être taillable et corvéable d’autrefois.



Le consentement à l’impôt est un élément structurant de la démocratie. L’histoire de France est jalonnée de révoltes fiscales.



Les élus ne peuvent ponctionner que ce qui est utile à la collectivité. Ainsi l’ont voulu avec justesse les législateurs. L’amoncellement de liquidités des années 2014/2016 est contraire à l’esprit, et probablement aussi, à la lettre de la loi.



Cette accumulation de liquidités obtenues par l’impôt, et pas par des économies, n’a aucun sens. Elle démontre que cette forte hausse des taux était inutile au regard de la situation financière très saine héritée de la précédente municipalité.



Si une correction avait été indispensable par la suite, il aurait été possible de voter une augmentation des taux calée sur la hausse des dépenses (ou de la baisse des recettes).



On peut aussi rappeler que les impôts augmentent « automatiquement », sans vote du Conseil Municipal, chaque année. Le coefficient de revalorisation des bases d’imposition est fixé par la loi de finance votée par l’assemblée nationale chaque année. Entre 1 % et 2,2 % d’augmentation automatique par an, soit sur l’ensemble de la mandature +7,2 %. Cette augmentation automatique vient se cumuler aux +9 % votés au début du mandat par nos élus.



Nous avons donc subi à Scy-Chazelles une hausse préventive des impôts, à l’aveugle, et très importante. Ce qui est un non-sens, budgétaire bien sûr, mais aussi démocratique vis-à-vis du contribuable-citoyen.



Pour information, concernant la section investissement :

Report d’excédent de 2014 vers 2015 : + 306 459 €

Report d’excédent de 2015 vers 2016 : + 439 300 €



Au vu de cette situation financière démesurément excédentaire, et de manière tout à fait étonnante, le 24 mars 2015, la municipalité a vendu l’immeuble de rapport situé au 1 rue de la Cheneau.



La manière dont s’est passée cette vente interroge. Un appel d’offre restreint avait été effectué par la municipalité. Le Procès-Verbal indique que deux bailleurs sociaux ont été contactés. L’estimation des services de l’Etat, qui donne un prix minimum était de 375 000 €, or, ce bien communal a été cédé pour 325 000 €, soit 50 000 € en dessous de sa valeur plancher.



La simple logique (sans même parler de légalité) aurait voulu qu’un nouvel appel d’offre soit lancé, plus large cette fois, afin de tenter de trouver un acquéreur au prix plancher. D’autant que la municipalité n’était pas à cours de liquidités, nous l’avons vu (plus de 750 000 € d’excédents cumulés).



Dans cette vente déficitaire, aucune urgence ni financière, ni technique ne parait susceptible d’être invoquée. Cette cession rapide, et à perte parait dénuée de sens. Au détriment du contribuable local.



Dans un prochain article, nous rectifierons quelques points du « bilan de mi-mandat » délivré en juin 2017 (bulletin n° 65), qui comporte quelques erreurs qu’il nous parait utile de relever et de corriger.


mercredi 8 janvier 2020

A propos du bulletin municipal n° 61 (1ère partie)


Dans le numéro 61 du bulletin municipal, daté de janvier 2016, à la page 5, nos élus nous informent d’une baisse des dépenses de - 260 000 € pour l’année 2015 (qui suit une précédente annonce de baisse de - 25 000 € pour 2014 (bulletin municipal d’avril 2015, n° 59, page 3 colonne du milieu, tout en bas).



Nous montrerons ci-dessous qu’il n’en est rien, et qu’au contraire, les dépenses ont augmenté de + 177 701 € durant la période citée par le bulletin municipal.



Nous donnerons aussi quelques exemples d’augmentation des dépenses (les dépenses consacrées aux « fêtes et cérémonies » sont passées de 16 544 € en 2013 à 24 273 € en 2015 ; celles dédiées aux « réceptions », de 2 556 € en 2013 à 4 932 € en 2015 ; le coût des « publications » de 6 605 € en 2013 à 9 468 € en 2015 ; des « charges de personnel », de 972 552 € en 2013 à 1 075 489 en 2015…).



Pour aller plus loin :

Afin d’appréhender la réalité de cette baisse des dépenses annoncée par le bulletin municipal, et la quantifier, nous comparons les dépenses de 2015 aux dépenses de l’année 2013 qui est la dernière de la précédente mandature (la nouvelle équipe municipale a été mise en place en avril 2014).



Nous utiliserons la formule : dépenses 2015 – dépenses 2013 = variation des dépenses.



Nous reprendrons les données des Comptes Administratifs 2013 et 2015 qui retracent les dépenses réelles de ces années.



Les dépenses de fonctionnement comprennent :

- les charges à caractère général (frais de secrétariat, d’entretien de bâtiments, d’éclairage public, d’entretien des véhicules, de salage des chaussées, d’animations estivales...).

- Les charges de personnel.

- Les charges de gestion courante (indemnités des élus, subventions aux associations…).

Charges à caractère général :

2015 : 611 775 €

2013 : 543 114 €

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Total : + 68 661 €



Charges de personnel :

2015 :  1 075 489 €

2013 :     972 552 €

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Total : + 102 937 €



Charges de gestion courante :

2015 : 111 095 €

2013 : 104 992 €

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Total : + 6 103 €



Total des dépenses 2015 : 1 798 359 € (611 775 + 1 075 489 + 111 095)

Total des dépenses 2013 : 1 620 658 € (543 114 + 972 552 + 104 992)

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Total :                                    + 177 701 €



L’origine de ce dérapage violent des dépenses, même si la commune a dû subir quelques frais supplémentaires, est probablement liée à l’augmentation massive des recettes fiscales, issue en grande partie de la forte hausse des impôts votée par la municipalité dès son entrée en fonction en 2014.



Sur les deux années 2014 et 2015 que nous étudions, la municipalité s’est retrouvée avec une quantité de liquidité démesurée. Cette manne d’argent frais, et facile (du moins pour la municipalité), n’a probablement pas encouragé nos élus vers la modération des dépenses.



A titre d’exemple, quelques dépenses réelles 2015 :



- Consacrées aux « fêtes et cérémonies », elles ont augmenté de + 47 % (16 544 € en 2013, 24 273 € en 2015).



- Celles dédiées aux « réceptions » de + 93 % (2 556 € en 2013, 4 932 € en 2015).



 - Les « publications » (bulletin d’information municipal) ont eu un surcout de + 43 % (6 605 € en 2013, 9 468 € en 2015)



-  Les « charges de personnel » ont augmenté de +10,5% (972 552 € en 2013, 1 075 489 € en 2015), dont les « emplois d’insertion » (emplois aidés), qui ont augmenté de + 130 % (48 934 € en 2013, 112 464 € en 2015).



Alors que la municipalité a augmenté massivement les impôts (une des plus fortes hausses de l’ensemble des communes de Moselle), toutes ces dépenses supplémentaires peuvent paraitre moralement très discutable.



Quant à l’annonce d’une baisse des dépenses impressionnante, en lieu et place d’une forte augmentation, ceci relève d’une conception de la démocratie représentative, et de l’éclairement indispensable du citoyen qui lui est consubstantiel, pour le moins singulière.



La fin de cet article sera mise en ligne le week-end prochain (11/12 janvier) sur le blog de l’association Scy-Chazelles pour Tous.
  

Il s’agira d’une mise en perspective de ces données budgétaires, avec la forte augmentation des taux d’imposition subie par le contribuable communal, dès l’entrée en fonction de l’actuelle équipe municipale. 


PS Il est possible de retrouver les articles du bulletin municipal (n° 61, page 5 et n° 59, page 3) sur le site de la mairie :




Documents : Compte Administratif 2013, et Compte Administratif 2015 :







 

2013 : Lignes 011 + 012 + 65 (543 114 + 972 552 + 104 992) correspondent aux dépenses de fonctionnement, opérations réelles, total : 1 620 658 €.








 : 2015: Lignes 011 + 012 + 65 (611 775 € + 1 075 489 € + 111 095 €) correspondent aux dépenses de fonctionnement, opérations réelles, total : 1 798 359 €.







Un complément qui peut être utile :


L’article du maire que nous étudions, n’était pas basé sur les dépenses réelles de 2015, mais comme il l’indique lui-même, sur le budget primitif.

Comme l’explique le maire dans l’article, le budget primitif est prévisionnel, ce qui est normal car il est voté au printemps de l’année en cours (il a été voté le 7 avril 2015).

Lors de l’élaboration du budget, une certaine prudence doit être de mise, et il faut prévoir quelques marges de manœuvre.



Contrairement à l’affirmation du bulletin municipal, les dépenses prévues dans le budget primitif 2015 n’étaient pas en baisse de – 260 000 €, mais en hausse de + 307 342 €. L’affirmation conclusive « ce qui relève d’une gestion sage et rigoureuse » parait bien ne pas être en adéquation avec la réalité budgétaire.



Document : Budget Primitif 2015 (propositions nouvelles, 697 300 + 1 102 200 + 128 500 = 1 928 000 €)








lundi 11 novembre 2019

Lettre de démission d'un conseiller municipal


Lettre ouverte au maire et aux conseillers municipaux

Scy Chazelles, le 8 novembre 2019



         Adieu, j’ai décidé de démissionner du conseil municipal. Pourquoi ? Parce que je suis las de me battre contre des moulins, de parler à des murs, et surtout parce que vous m’avez refusé, lors de la réunion du 5 novembre, la possibilité de m’exprimer dans le bulletin municipal. J’avais pourtant de l’estime pour la plupart d’entre vous, car,  nonobstant de profondes divergences sur la gestion de la commune, j’ai toujours considéré que votre équipe avait souvent eu à cœur de porter attention aux personnes et de prendre en charge les domaines d’intervention de la commune. C’est ce que j’aurais dit, entre autres, à nos concitoyens. Mais me refuser de présenter mon point de vue dans un bulletin municipal (financé par les deniers des citoyens) en fin de mandat, alors que c’est tout à fait conforme aux règles relatives à la période pré-électorale, c’est légal, mais digne des régimes totalitaires. Tout le monde le sait, « la raison du plus fort est toujours la meilleure ».

Je ne reviendrai pas sur nos « divergences », vous savez déjà ce que je pense de la gestion des deniers publics, de l’incapacité à réduire les dépenses de fonctionnement (et mieux d’en créer de nouvelles !), de l’engagement d’opérations notoirement inutiles ou dispendieuses au regard de leur intérêt et nécessitant le recours à d’importants emprunts. Acheter, aménager, et chauffer une grande bâtisse n’ayant que de petites pièces et utilisée à moins de 10%, ce n’est pas sérieux, mais dixit le maire « c’était dans notre programme ». Construire à l’entrée du village un parking de 20 places pour un coût de plus d’1 million d’€, c’est du pur gaspillage. Vite, vite, c’est bientôt les élections ! Mais il n’y a pas assez d’argent dans la caisse : pas grave, on demande 500 000€ à la banque. A mon point de vue, une telle gestion est anachronique, irresponsable, et pourtant sans doute électorale !

            La logique eût été que je propose un programme et une liste alternative à la vôtre, beaucoup me l’ont demandé, mais je me suis éveillé trop tard à la politique ! Je suis néanmoins inquiet pour la suite. Entre la fin de la précédente mandature et 2019, nos impôts ont augmenté de 25% . Et maintenant ?

            Et vous, chers concitoyens à qui j’adresse ce courrier, vous allez cautionner en mars cette politique ? Notre système apparemment démocratique fait que , passées les élections, la majorité municipale a les coudées franches…

            Tout compte fait, je remercie mes ex-collègues de m’avoir refusé une page de la tribune municipale, j’ai pu m’exprimer plus librement ; et si certains propos sont durs, insolents, voire outranciers, ils ne le sont pas plus que ceux du lynchage que j’ai subi en réunion de bureau de juin 2014, à la suite de mon intervention en réunion publique pour critiquer l’augmentation scandaleuse des impôts locaux. Ca ne s’oublie pas.



            Voilà, c’est dit, j’aurai, pendant plus de 5 ans, par respect des électeurs qui n’ont pas voté pour la liste conduite par le maire actuel, proposé inlassablement une autre gestion, en pure perte, hélas. Alors je pars, pas sur la pointe des pieds, j’avais envie de claquer la porte, vous l’entendez ? Et puis « entender », en espagnol, ça veut dire comprendre : on peut rêver, non ?





                                               portraitJLM           Jean Loup Mahieu,

habitant de Scy Chazelles et conseiller municipal élu en mars 2014