mardi 25 février 2020

Elections municipales


L’association Scy-Chazelles pour Tous n’interviendra pas dans la campagne électorale en vue des prochaines élections municipales. Ce n’est ni sa vocation, ni son objet.

Nous continuerons à nourrir la démocratie locale et l’information des citoyens par le biais de notre blog, indépendamment du calendrier électoral.



Deux listes se présenteront aux suffrages des électeurs le 15 mars prochain. La liste « Poursuivre ensemble » du maire sortant, et la liste « Alternative citoyenne ».

Il n’y aura qu’un seul tour de scrutin. 

 

 Le scrutin est proportionnel, de liste, avec prime majoritaire accordée à la liste arrivée en tête.

Au soir du 15 mars, la liste qui obtiendra la majorité absolue des suffrages exprimés bénéficiera d’une prime majoritaire égale à la moitié des sièges à pourvoir. Les autres sièges seront répartis à la représentation proportionnelle entre les deux listes (un seuil minimum de 5 % des suffrages exprimés est requis pour qu’une liste puisse être représentée).



Lors des dernières élections (2014) la liste conduite par M. Navrot avait obtenu 60% des voix qui lui avait permis d’avoir 19 conseillers.

La liste conduite par M. Nicolay avait obtenu 40% des voix, soit 4 conseillers

jeudi 6 février 2020

A propos du bulletin municipal n°65


Bulletin n° 65, juin 2017 « le bilan à mi-mandat », page 9 (colonne du milieu, rubrique « dépenses de personnel ») :


 « L’objectif fixé en début de mandat est de réduire les charges de personnel de 5 à 10 % [...] A mi-mandat, le budget 2017 prévoit une réduction des dépenses de 3,2 %. »




Les charges de personnel 2017 se sont élevées à 984 396€.

Les charges de personnel 2013 s’élevaient à 972 552 €. (2013 est la dernière année de la précédente mandature).





Documents 

Nous utilisons les Comptes Administratifs 2013 et 2017 qui retracent les dépenses réelles de ces deux années :
CA 2013, ligne 012 « charges de personnel et frais assimilés » : 972 552,52 €







CA 2017, ligne 012 « charges de personnel et frais assimilés » « mandats émis » : 984 396,22 €


dimanche 12 janvier 2020

A propos du bulletin municipal n° 61 (2ème partie)


Deuxième partie de l’article « à propos du bulletin municipal n° 61 »


Dans cet article le maire reprend, à juste titre, l’information d’un collectif de citoyens faisant état d’une augmentation du budget de fonctionnement 2015 de + 496 000 €.

Comme nous l’avons vu précédemment, il attribue à tort cet élément à une diminution des dépenses, qui de plus, est purement fictive.



Nous constaterons que l’origine principale de cette augmentation spectaculaire du budget est liée à l’augmentation massive des impôts qui était en contradiction avec la très bonne situation financière de notre commune léguée par la précédente municipalité. Cette augmentation était, au moins dans sa temporalité et assurément dans son volume, inutile financièrement et injuste pour le contribuable communal.

Nous rappellerons qu’outre l’augmentation de + 9% des taux votée par la municipalité en début de mandat (une des plus fortes hausses des 730 communes de Moselle), en parallèle, les impôts ont augmenté aussi de façon « automatique » (par la loi de finances) de + 7,2 % sur l’ensemble du mandat. Ces deux augmentations se cumulent.



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Nous pouvons tenter à présent une explication à cette augmentation du budget de + 496 000 € :



Le budget communal se doit d’être en équilibre, à la fois dans sa composante « fonctionnement » et dans sa composante « investissement » il s’agit là d’une obligation légale.



Si le budget augmente, il n’y a que deux possibilités :



- Soit les dépenses augmentent, auquel cas il faut compenser par une augmentation des recettes pour retrouver l’équilibre (hausse des taux, emprunt).



- Soit les recettes augmentent, et il faut donc rééquilibrer le budget en y ajoutant des dépenses. Ces dépenses de rééquilibrage ne sont bien entendu pas de vraies dépenses, elles ne sont que virtuelles, et se retrouvent dans le budget de l’année suivante dans les recettes. Il s’agit donc d’un glissement des excédents d’une année sur l’autre.



Suite notamment à la forte hausse des taux d’imposition votée par la municipalité, les recettes fiscales ont beaucoup augmenté (on peut aussi ajouter que la précédente municipalité avait laissé un bilan financier plus que positif). Malgré la hausse des dépenses que nous avons vue précédemment, l’excédent a été très élevé.



Concernant le budget de fonctionnement :

Report d’excédent de 2014 vers 2015 : + 443 370 €

Report d’excédent de 2015 vers 2016 : + 662 274 €



Une collectivité ne peut pas thésauriser des liquidités, ce n’est ni sa vocation, ni son mode de fonctionnement fixé par la loi. Les règlementations et lois attestent que le citoyen n’est plus le sujet d’antan, et que le contribuable n’est plus cet être taillable et corvéable d’autrefois.



Le consentement à l’impôt est un élément structurant de la démocratie. L’histoire de France est jalonnée de révoltes fiscales.



Les élus ne peuvent ponctionner que ce qui est utile à la collectivité. Ainsi l’ont voulu avec justesse les législateurs. L’amoncellement de liquidités des années 2014/2016 est contraire à l’esprit, et probablement aussi, à la lettre de la loi.



Cette accumulation de liquidités obtenues par l’impôt, et pas par des économies, n’a aucun sens. Elle démontre que cette forte hausse des taux était inutile au regard de la situation financière très saine héritée de la précédente municipalité.



Si une correction avait été indispensable par la suite, il aurait été possible de voter une augmentation des taux calée sur la hausse des dépenses (ou de la baisse des recettes).



On peut aussi rappeler que les impôts augmentent « automatiquement », sans vote du Conseil Municipal, chaque année. Le coefficient de revalorisation des bases d’imposition est fixé par la loi de finance votée par l’assemblée nationale chaque année. Entre 1 % et 2,2 % d’augmentation automatique par an, soit sur l’ensemble de la mandature +7,2 %. Cette augmentation automatique vient se cumuler aux +9 % votés au début du mandat par nos élus.



Nous avons donc subi à Scy-Chazelles une hausse préventive des impôts, à l’aveugle, et très importante. Ce qui est un non-sens, budgétaire bien sûr, mais aussi démocratique vis-à-vis du contribuable-citoyen.



Pour information, concernant la section investissement :

Report d’excédent de 2014 vers 2015 : + 306 459 €

Report d’excédent de 2015 vers 2016 : + 439 300 €



Au vu de cette situation financière démesurément excédentaire, et de manière tout à fait étonnante, le 24 mars 2015, la municipalité a vendu l’immeuble de rapport situé au 1 rue de la Cheneau.



La manière dont s’est passée cette vente interroge. Un appel d’offre restreint avait été effectué par la municipalité. Le Procès-Verbal indique que deux bailleurs sociaux ont été contactés. L’estimation des services de l’Etat, qui donne un prix minimum était de 375 000 €, or, ce bien communal a été cédé pour 325 000 €, soit 50 000 € en dessous de sa valeur plancher.



La simple logique (sans même parler de légalité) aurait voulu qu’un nouvel appel d’offre soit lancé, plus large cette fois, afin de tenter de trouver un acquéreur au prix plancher. D’autant que la municipalité n’était pas à cours de liquidités, nous l’avons vu (plus de 750 000 € d’excédents cumulés).



Dans cette vente déficitaire, aucune urgence ni financière, ni technique ne parait susceptible d’être invoquée. Cette cession rapide, et à perte parait dénuée de sens. Au détriment du contribuable local.



Dans un prochain article, nous rectifierons quelques points du « bilan de mi-mandat » délivré en juin 2017 (bulletin n° 65), qui comporte quelques erreurs qu’il nous parait utile de relever et de corriger.


mercredi 8 janvier 2020

A propos du bulletin municipal n° 61 (1ère partie)


Dans le numéro 61 du bulletin municipal, daté de janvier 2016, à la page 5, nos élus nous informent d’une baisse des dépenses de - 260 000 € pour l’année 2015 (qui suit une précédente annonce de baisse de - 25 000 € pour 2014 (bulletin municipal d’avril 2015, n° 59, page 3 colonne du milieu, tout en bas).



Nous montrerons ci-dessous qu’il n’en est rien, et qu’au contraire, les dépenses ont augmenté de + 177 701 € durant la période citée par le bulletin municipal.



Nous donnerons aussi quelques exemples d’augmentation des dépenses (les dépenses consacrées aux « fêtes et cérémonies » sont passées de 16 544 € en 2013 à 24 273 € en 2015 ; celles dédiées aux « réceptions », de 2 556 € en 2013 à 4 932 € en 2015 ; le coût des « publications » de 6 605 € en 2013 à 9 468 € en 2015 ; des « charges de personnel », de 972 552 € en 2013 à 1 075 489 en 2015…).



Pour aller plus loin :

Afin d’appréhender la réalité de cette baisse des dépenses annoncée par le bulletin municipal, et la quantifier, nous comparons les dépenses de 2015 aux dépenses de l’année 2013 qui est la dernière de la précédente mandature (la nouvelle équipe municipale a été mise en place en avril 2014).



Nous utiliserons la formule : dépenses 2015 – dépenses 2013 = variation des dépenses.



Nous reprendrons les données des Comptes Administratifs 2013 et 2015 qui retracent les dépenses réelles de ces années.



Les dépenses de fonctionnement comprennent :

- les charges à caractère général (frais de secrétariat, d’entretien de bâtiments, d’éclairage public, d’entretien des véhicules, de salage des chaussées, d’animations estivales...).

- Les charges de personnel.

- Les charges de gestion courante (indemnités des élus, subventions aux associations…).

Charges à caractère général :

2015 : 611 775 €

2013 : 543 114 €

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Total : + 68 661 €



Charges de personnel :

2015 :  1 075 489 €

2013 :     972 552 €

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Total : + 102 937 €



Charges de gestion courante :

2015 : 111 095 €

2013 : 104 992 €

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Total : + 6 103 €



Total des dépenses 2015 : 1 798 359 € (611 775 + 1 075 489 + 111 095)

Total des dépenses 2013 : 1 620 658 € (543 114 + 972 552 + 104 992)

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Total :                                    + 177 701 €



L’origine de ce dérapage violent des dépenses, même si la commune a dû subir quelques frais supplémentaires, est probablement liée à l’augmentation massive des recettes fiscales, issue en grande partie de la forte hausse des impôts votée par la municipalité dès son entrée en fonction en 2014.



Sur les deux années 2014 et 2015 que nous étudions, la municipalité s’est retrouvée avec une quantité de liquidité démesurée. Cette manne d’argent frais, et facile (du moins pour la municipalité), n’a probablement pas encouragé nos élus vers la modération des dépenses.



A titre d’exemple, quelques dépenses réelles 2015 :



- Consacrées aux « fêtes et cérémonies », elles ont augmenté de + 47 % (16 544 € en 2013, 24 273 € en 2015).



- Celles dédiées aux « réceptions » de + 93 % (2 556 € en 2013, 4 932 € en 2015).



 - Les « publications » (bulletin d’information municipal) ont eu un surcout de + 43 % (6 605 € en 2013, 9 468 € en 2015)



-  Les « charges de personnel » ont augmenté de +10,5% (972 552 € en 2013, 1 075 489 € en 2015), dont les « emplois d’insertion » (emplois aidés), qui ont augmenté de + 130 % (48 934 € en 2013, 112 464 € en 2015).



Alors que la municipalité a augmenté massivement les impôts (une des plus fortes hausses de l’ensemble des communes de Moselle), toutes ces dépenses supplémentaires peuvent paraitre moralement très discutable.



Quant à l’annonce d’une baisse des dépenses impressionnante, en lieu et place d’une forte augmentation, ceci relève d’une conception de la démocratie représentative, et de l’éclairement indispensable du citoyen qui lui est consubstantiel, pour le moins singulière.



La fin de cet article sera mise en ligne le week-end prochain (11/12 janvier) sur le blog de l’association Scy-Chazelles pour Tous.
  

Il s’agira d’une mise en perspective de ces données budgétaires, avec la forte augmentation des taux d’imposition subie par le contribuable communal, dès l’entrée en fonction de l’actuelle équipe municipale. 


PS Il est possible de retrouver les articles du bulletin municipal (n° 61, page 5 et n° 59, page 3) sur le site de la mairie :




Documents : Compte Administratif 2013, et Compte Administratif 2015 :







 

2013 : Lignes 011 + 012 + 65 (543 114 + 972 552 + 104 992) correspondent aux dépenses de fonctionnement, opérations réelles, total : 1 620 658 €.








 : 2015: Lignes 011 + 012 + 65 (611 775 € + 1 075 489 € + 111 095 €) correspondent aux dépenses de fonctionnement, opérations réelles, total : 1 798 359 €.







Un complément qui peut être utile :


L’article du maire que nous étudions, n’était pas basé sur les dépenses réelles de 2015, mais comme il l’indique lui-même, sur le budget primitif.

Comme l’explique le maire dans l’article, le budget primitif est prévisionnel, ce qui est normal car il est voté au printemps de l’année en cours (il a été voté le 7 avril 2015).

Lors de l’élaboration du budget, une certaine prudence doit être de mise, et il faut prévoir quelques marges de manœuvre.



Contrairement à l’affirmation du bulletin municipal, les dépenses prévues dans le budget primitif 2015 n’étaient pas en baisse de – 260 000 €, mais en hausse de + 307 342 €. L’affirmation conclusive « ce qui relève d’une gestion sage et rigoureuse » parait bien ne pas être en adéquation avec la réalité budgétaire.



Document : Budget Primitif 2015 (propositions nouvelles, 697 300 + 1 102 200 + 128 500 = 1 928 000 €)








lundi 11 novembre 2019

Lettre de démission d'un conseiller municipal


Lettre ouverte au maire et aux conseillers municipaux

Scy Chazelles, le 8 novembre 2019



         Adieu, j’ai décidé de démissionner du conseil municipal. Pourquoi ? Parce que je suis las de me battre contre des moulins, de parler à des murs, et surtout parce que vous m’avez refusé, lors de la réunion du 5 novembre, la possibilité de m’exprimer dans le bulletin municipal. J’avais pourtant de l’estime pour la plupart d’entre vous, car,  nonobstant de profondes divergences sur la gestion de la commune, j’ai toujours considéré que votre équipe avait souvent eu à cœur de porter attention aux personnes et de prendre en charge les domaines d’intervention de la commune. C’est ce que j’aurais dit, entre autres, à nos concitoyens. Mais me refuser de présenter mon point de vue dans un bulletin municipal (financé par les deniers des citoyens) en fin de mandat, alors que c’est tout à fait conforme aux règles relatives à la période pré-électorale, c’est légal, mais digne des régimes totalitaires. Tout le monde le sait, « la raison du plus fort est toujours la meilleure ».

Je ne reviendrai pas sur nos « divergences », vous savez déjà ce que je pense de la gestion des deniers publics, de l’incapacité à réduire les dépenses de fonctionnement (et mieux d’en créer de nouvelles !), de l’engagement d’opérations notoirement inutiles ou dispendieuses au regard de leur intérêt et nécessitant le recours à d’importants emprunts. Acheter, aménager, et chauffer une grande bâtisse n’ayant que de petites pièces et utilisée à moins de 10%, ce n’est pas sérieux, mais dixit le maire « c’était dans notre programme ». Construire à l’entrée du village un parking de 20 places pour un coût de plus d’1 million d’€, c’est du pur gaspillage. Vite, vite, c’est bientôt les élections ! Mais il n’y a pas assez d’argent dans la caisse : pas grave, on demande 500 000€ à la banque. A mon point de vue, une telle gestion est anachronique, irresponsable, et pourtant sans doute électorale !

            La logique eût été que je propose un programme et une liste alternative à la vôtre, beaucoup me l’ont demandé, mais je me suis éveillé trop tard à la politique ! Je suis néanmoins inquiet pour la suite. Entre la fin de la précédente mandature et 2019, nos impôts ont augmenté de 25% . Et maintenant ?

            Et vous, chers concitoyens à qui j’adresse ce courrier, vous allez cautionner en mars cette politique ? Notre système apparemment démocratique fait que , passées les élections, la majorité municipale a les coudées franches…

            Tout compte fait, je remercie mes ex-collègues de m’avoir refusé une page de la tribune municipale, j’ai pu m’exprimer plus librement ; et si certains propos sont durs, insolents, voire outranciers, ils ne le sont pas plus que ceux du lynchage que j’ai subi en réunion de bureau de juin 2014, à la suite de mon intervention en réunion publique pour critiquer l’augmentation scandaleuse des impôts locaux. Ca ne s’oublie pas.



            Voilà, c’est dit, j’aurai, pendant plus de 5 ans, par respect des électeurs qui n’ont pas voté pour la liste conduite par le maire actuel, proposé inlassablement une autre gestion, en pure perte, hélas. Alors je pars, pas sur la pointe des pieds, j’avais envie de claquer la porte, vous l’entendez ? Et puis « entender », en espagnol, ça veut dire comprendre : on peut rêver, non ?





                                               portraitJLM           Jean Loup Mahieu,

habitant de Scy Chazelles et conseiller municipal élu en mars 2014


dimanche 10 novembre 2019

nouvelle vente du terrain derrière le lavoir


Quelques mises en perspective de décisions prises lors des derniers conseils municipaux, dont on peut retrouver le procès-verbal sur le site de la mairie :



http://www.mairie-scy-chazelles.fr/vie-municipale/conseils-municpaux/



Terrain derrière le lavoir:

L’an dernier la commune avait procédé à un arpentage pour diviser la parcelle unique dans laquelle jouaient les enfants, qui comprenait l’espace herbeux derrière le lavoir, le terrain multisports et le terrain de jeux des petits. Et ce, pour séparer cadastralement le terrain enherbé du reste de la parcelle, afin de pouvoir mettre en vente cette zone herbeuse.



Une première tentative de vente aux enchères avait échoué en novembre 2018. Aucun acquéreur ne s’était présenté chez maitre Mahler.



Suite à une proposition « spontanée » d’un particulier, la commune avait voté le 19 mars la vente du terrain à ce particulier pour une somme correspondant à l’estimation des services de l’Etat, soit 150 €/m2.

Les 21,69 ares de la parcelle enherbée devaient être vendus pour 325 350 €.



L’acquéreur spontané du 19 mars n’a pas encore acheté le terrain en septembre 2019.



Par contre, il a déposé un nouveau projet de construction de deux maisons à usage d’habitation, mais sur une partie seulement du terrain.



A notre connaissance, et au vu du compte rendu du conseil municipal du 10 septembre, nous apportons une analyse de ce qu’un citoyen peut comprendre de cette délibération (malheureusement, il est difficile, malgré une attention particulière portée au site de la mairie, ainsi qu’au tableau d’affichage, de connaitre les dates des séances du conseil municipal, ce qui conduit parfois à une absence totale de public lors des séances, qui par essence sont évidemment publiques) :



Pour s’adapter au nouveau projet défini par cette personne privée, la commune devra procéder à un nouvel arpentage (la commune est toujours propriétaire du terrain, de plus la délibération de vente du 19 mars est abrogée), et ce, selon les plans établis par l’ex acquéreur spontané qui a prévu deux lots pour ce terrain communal (le compte rendu ne mentionne aucune justification, ni sur la création de deux lots, ni sur leur emplacement).



Après l’abrogation de la délibération de la vente du 19 mars, le Conseil Municipal a voté pour la vente du premier lot, de nouveau à l’acquéreur spontané du 19 mars. Sa superficie sera de 18,69 ares et son prix de 280 800 €.

La commune conservera une parcelle de 3 ares (dessinée apparemment par l’acquéreur, et dont nous ne connaissons pas, à cette heure, la localisation). Ces 3 ares qui seront toujours situés en zone constructible valent 45 000 € (150 €/m2 x 3 ares).

Il est bien évident que cette mini parcelle qui restera en possession de la commune n’aura qu’une valeur symbolique, et que la qualification de « zone constructible » n’aura plus de sens.

Ce sera donc selon toute vraisemblance, une perte sèche de 45 000 € pour la commune, et ses habitants.



Il est difficile de trouver dans cette transaction singulière, et dans la méthode qui a présidé à son élaboration, le sens de l’intérêt général qui doit guider toute action publique au service des citoyens (qui par ailleurs sont les propriétaires de ce terrain, faut-il le rappeler).



La démocratie se construit sur la transparence.

L’opacité ne peut qu’engendrer des interrogations, des supputations, des théories plus ou moins farfelues, complotistes ou réelles. Le discrédit, largement injuste, qui frappe crescendo, et dangereusement, le personnel politique est là pour nous le rappeler.



Concernant les transactions foncières, il est utile d’évoquer les deux délibérations jugées illégales et annulées par le Tribunal Administratif concernant les conditions d’acquisition d’une parcelle située dans le périmètre de la friche commerciale de l’ancien magasin Aldi. Celle-ci appartenait à une personne privée, et avait été acquise par la commune pour 12 fois l’estimation des services de l’Etat (valeur 43 000 € ; acquise par la commune pour 550 000 €).

Après un tel jugement, même sans évoquer la nécessaire transparence démocratique, il eût été sain, probablement prudent, et tout aussi indispensable, que cette vente du terrain derrière le lavoir ait lieu dans des conditions de transparence maximale.



La délibération du 10 septembre parait ne pas aller dans le bon sens, puisque la commune aurait laissé la main à une personne privée (pourquoi celle-là en particulier ?) pour définir les contours d’une vente qui parait bien pénaliser la commune.

La puissance publique n’est pas au service d’un particulier quel qu’il soit, mais de la collectivité dans son ensemble.

Une commune, ou toute autre structure publique de même nature, n’est pas un acteur ordinaire du marché. Un dessin sur un coin de table agrémenté d’une règle de trois peut suffire pour une transaction entre des personnes privées. Il n’est pas soutenable que ce puisse être le cas pour notre commune.



On peut aussi penser que la solidité juridique de cet arrangement, qui parait dans ses effets contourner l’estimation des services de l’Etat, pourrait être préjudiciable à la transaction.

Peut-être d’autres personnes auraient-elles souhaité, elles aussi dessiner et acquérir un morceau de la parcelle communale. Elles pourraient s’estimer lésées de ne pas avoir eu cette possibilité.



Il serait nécessaire que les élus de la commune de Scy-Chazelles abrogent cette délibération si peu orthodoxe, et procèdent avec clarté et transparence, auprès de la population de la commune, à l’élaboration du devenir de ce terrain.



Il parait aussi tout à fait surréaliste qu’une telle délibération ait été votée à l’unanimité des conseillers moins une seule voix.

Celle du conseiller Mahieu qui persévère à défendre les intérêts de la commune en conformité avec les engagements de campagne de la liste sur laquelle il a été élu. En ces temps de défiance généralisée envers le politique, il était nécessaire de le signaler.



Les propositions pour le devenir de ce terrain communal que l’association Scy-Chazelles pour Tous avait mis en ligne sont toujours sur le blog :
















Emprunts


Quelques mises en perspective de décisions prises lors des derniers conseils municipaux, dont on peut retrouver le procès-verbal sur le site de la mairie :



http://www.mairie-scy-chazelles.fr/vie-municipale/conseils-municpaux/




Emprunts :



Prêt relais : Un prêt relais a été contracté, le 10 septembre, de 400 000 €. Ce prêt relais courra jusqu’à l’encaissement des subventions, remboursements de TVA… qui restent à verser à la commune pour les investissements réalisés cette année.



Ce procédé n’est pas courant, même si les subventions mettent parfois de nombreux mois avant d’être versées.

Ordinairement, les fonds propres de la commune suffisent à attendre l’arrivée des subventions, c’est ce que l’on nomme, une gestion des finances publiques en bon père de famille.



Emprunt : L’an passé la commune avait contracté un emprunt de 500 000 €. Cette année un nouvel emprunt, cette fois de 370 000 €, a été voté lors de la séance du conseil municipal du 28 mai.



Même si les taux d’intérêt sont au plus bas, il conviendrait néanmoins de ménager sur le long terme les intérêts de la commune, et de continuer le désendettement initié par la précédente municipalité (692 €/habitant en 1994 ; 478 €/ habitant en 2013). Les emprunts d’aujourd’hui sont les impôts de demain, et de nombreux citoyens sont conscients de l’impasse de faire peser les dépenses d’aujourd’hui sur les contribuables de demain et d’après-demain.



Le poids de la dette dans notre budget en fin de mandat de l’équipe municipale sera quasiment identique à sa valeur du début de mandat (qui dure 6 ans).

Il n’y aura donc pas de baisse, ni d’augmentation significative du poids de la dette à l’issue du mandat de M. Navrot (2014/2020). Et ce, en dépit de la vente de la majeure partie du patrimoine foncier communal, dont on aurait pu imaginer qu’une partie au moins, serve au désendettement de la commune.



Il convient de rappeler que cette municipalité a procédé à une augmentation importante des impôts en début de mandat. Les recettes fiscales ont bondi, et généré, sur la durée du mandat, un surplus de rentrée d’argent d’environ 975 000 € (*). De plus, les ventes de la quasi intégralité de notre patrimoine foncier ont rapporté 1 427 000 € (**), il faut aussi compter l’excédent laissé par la précédente municipalité, (dont les subventions différées et remboursement de TVA dont il est question dans le paragraphe précédent) pour environ 400 000 €.



Si l’on additionne ces rentrées exceptionnelles d’argent, avec les deux emprunts contractés en 2018 et 2019, soit 870 000 €, nous obtenons près de 3 672 000 € de liquidités que l’on peut qualifier d’extra-ordinaires. Et qui ne sont pas renouvelables (sauf éventuellement par une nouvelle hausse massive des impôts et/ou un recours tout aussi massif à l’endettement).



A la lumière de ces chiffres, la « saine et sage gestion » revendiquée par nos élus dans le dernier bulletin municipal est pour le moins à nuancer.





* Impôts et taxes :

2013 : 1 191 567 € (dernière année de la précédente mandature)

2014 : Mise en place de l’équipe municipale actuelle, et hausse massive des taux : 1 311 037 €

2015 : 1 354 182 €

2016 : 1 334 383 €

2017 : 1 363 604 €

2018 : 1 385 692 €

2019 (prévisions) : 1 375 218 €



** immeuble de rapport rue de la Cheneau : 325 000 € (50 000 € en dessous de l’estimation des services de l’Etat), presbytère, 350 000 €, école Sous-les-Vignes 350 000 €, batterie (route le Lessy) 112 000 €, terrain communal chemin des Grandes Vignes 230 000 €, terrain au-dessus du lotissement Drogon 60 000 €.

N'est pas comprise dans cet inventaire la vente forcée de l’éléphant bleu (88 000 €) qui a eu lieu dans la liaison entre la précédente et actuelle municipalité, elle est comprise dans les 400 000 € de bonus légués par l’ancienne municipalité.

N’est pas comprise non plus dans les ventes celle du terrain derrière le lavoir qui sera l’objet d'un prochain article.